Yaoundé, 21 décembre 2016 – Aujourd’hui, une pétition qui a collecté 181 281 signatures a été transmise au Président de la République du Cameroun, lui demandant à ne pas renouveler son accord d’exploitation à Sithe Global Sustainable Oils Cameroon (SGSOC) plantation de palmier à huile dans la Région du Sud-Ouest. La période d’essai de trois ans a expiré le 25 novembre dernier, et Greenpeace Afrique, Save Wildlife Conservation Fund and Rettet den Regenwald EV, se sont associés pour collecter les signatures au Cameroun et à l’étranger, dans le but de démontrer la forte opposition des populations contre la compagnie.

Nous nous sentons motivés du fait que plusieurs camerounais ont signé cette pétition contre la subvention accordée à SGSOC. Notre plus grand désir est que le Gouvernement prête l’oreille aux plaintes des populations de ladite région, dit Eric Ini, défenseur de la Greenpeace Africa forest campaign.

Le projet du palmier à huile de SGSOC détruira non seulement la subsistance des populations locales de la Région du Sud-Ouest, mais il menace aussi les forêts tropicales primaires, les parcs nationaux et les réserves forestières qui sont propice à la biodiversité unique, dit Reinhard Behrend, Directeur du sauvetage des forêts tropicales.

SGSOC, la compagnie camerounaise qui possède une concession d’environ 20000 hectares pour le développement de la plantation de palmier à huile, était entre les mains de la firme américaine company Herakles Farms jusqu’en 2015. Depuis 2009, lorsque la compagnie s’est établie au Cameroun, Greenpeace Afrique, les organisations Non Gouvernementales nationales et internationales ont publié plusieurs documents sur les investigations relatives aux multiples malversations de la SGSOC.

Plusieurs chefs traditionnels des villages situés aux environs de la concession se sont plaints auprès du Président de la République du Cameroun exprimant leur désaccord à l’exploitation de plantation du palmier à huile par SGSOC, dénonçant en même temps un projet qui est très controversé du fait du non-respect des meilleures pratiques et règles du développement, ceci a engendré plusieurs litiges fonciers et les conflits frontaliers entre les villageois, ce qui n’avait jamais été le cas avant». Plusieurs actions judiciaires sont en instance contre la SGSOC. 244 cultivateurs de Nguti and Babensi II ont déposé une plainte pour introduction dans une propriété privée, et plus de 50 ex-employés ont déposé des plaintes de travail pour résiliation abusive et compensation insuffisante.

Nous n’avons jamais su que SGSOC empièterait sur nos plantations et non sur la forêt ». Nous espérons que cette pétition viendra s’ajouter avec force à notre situation désespérée et amener le président à réagir en conséquence », dit le Chef EJUBA de Babensi II.

Nous espérons que la communauté internationale réitérera au président de la République du Cameroun, l’objection soutenue par près de deux cent mille signatures contre l’accord fait à SGSCO. Il est temps d’arrêter cette impunité et le mépris sans merci pour la loi perpétuée par SGSOC dans la région du Sud-Ouest, ajoute Eric INI.

Greenpeace Afrique et ses partenaires espèrent que la présidence entendra la voix de milliers de Camerounais mécontents qui s’opposent fermement à ce projet situé dans un hot spot de la biodiversité. La communauté internationale, à travers diverses ambassades au Cameroun, a également été informée de la pétition signée contre la présence continue de l’entreprise au Cameroun.

Contact presse:

eric.ini@greenpeace.org , Chargé de campagne foret pour Greenpeace Africa Téléphone: (+237) 655-304-948 

nmetimio@greenpeace.org, Greenpeace Africa, Chargé de communication pour la campagne Foret
Téléphone: (+237) 677-345-612 /