Cinq militants de Greenpeace ont mené une action contre l’exploitation minière en eaux profondes lors de la visite du roi Philippe dans un site de DEME à Farciennes, près de Charleroi. DEME se présente comme un acteur durable, mais a déjà investi des millions d’euros dans l’exploitation minière en eaux profondes, une industrie qui causera des dommages irréversibles à l’océan.
« DEME se présente aujourd’hui au roi comme un modèle de durabilité, mais oublie royalement de mentionner ses projets destructeurs dans l’océan », déclare Nadia Cornejo porte-parole de Greenpeace Belgique. « C’est de l’hypocrisie. Alors qu’elle se vante de ses innovations vertes, DEME mise en coulisses sur l’exploitation minière en eaux profondes, une industrie aussi imprudente qu’inutile qui menace des écosystèmes marins fragiles et à peine étudiés. »

Par l’intermédiaire de sa filiale GSR, DEME a déjà investi des millions d’euros dans l’exploitation minière en eaux profondes. Il s’agit d’une nouvelle industrie qui vise à extraire des métaux tels que le cobalt, le nickel et le cuivre des fonds marins, à des kilomètres de profondeur.
Dans une déclaration, 653 experts en sciences de la mer et en politique maritime du monde entier avertissent que cette pratique – qui en est encore en phase d’expérimentation – entraînera des dommages irréversibles à l’écosystème unique de l’océan, avec des conséquences sur la biodiversité, la pêche et le climat. Aux côtés de ces experts et de 40 pays, dont la France et l’Allemagne, Greenpeace plaide en faveur d’un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes.
Vous trouverez plus d’informations sur l’exploitation minière en eaux profondes dans ce dossier de presse.


