Une question d’appartenance : explorer les obstacles, les impacts et les voies d’accès à la nature au Canada
Récemment publié par Greenpeace Canada, le rapport Une question d’appartenance : explorer les obstacles, les impacts et les voies d’accès à la nature au Canada est une publication historique qui met en évidence les manquements du Canada dans le domaine de la conservation et examine comment ces échecs accentuent l’exclusion systémique. Il a été rédigé en solidarité, en partenariat et en étroite collaboration avec des groupes populaires, des activistes pour les droits des personnes en situation de handicap et des consultantes travaillant pour des organisations noires et autochtones, dont Carolynne Crawley, Demiesha Dennis, Judith Kasiama et Karen Lai. Sans leur apport, les données, les recherches et les résultats présentés n’auraient pas été possibles. Une question d’appartenance est un appel à l’action en vue de démanteler les barrières systémiques qui ont conduit les personnes autochtones, noires et racisées, les personnes à faible revenu ainsi que les personnes vivant avec un handicap à être exclues des espaces naturels, ce qui contribue à l’aggravation des risques climatiques et environnementaux.
La nature est source de libération. Elle n’est pas le terrain de jeu d’une poignée de gens privilégiés, mais plutôt un bien commun vivant où chacun·e a sa place. L’année dernière, le Canada a manqué de 11 % son objectif de protéger 25 % des terres et des eaux, puisque seulement 13,8 % des terres et des eaux douces et 15,5 % des océans au pays le sont actuellement. Conformément aux dispositions du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal de 2022, le rapport exhorte le Canada à faire de la protection de la nature une priorité et à combler les lacunes en matière d’équité sanitaire pour les communautés historiquement marginalisées.
Véritable antidote au modèle colonial qui définit les efforts de conservation actuels au Canada, Une question d’appartenance présente des solutions qui mettent l’accent sur les liens entre les personnes, les terres et les océans. Le rapport montre comment les systèmes fondés sur l’exclusion et l’exploitation peuvent être réimaginés, réinventés et revitalisés pour accueillir et centrer les communautés autochtones, noires et racisées, les ménages à faible revenu, les personnes nouvellement arrivées et les gens vivant avec un handicap.
Au lieu des effets en cascade qui engendrent des conséquences négatives sur la santé, le mental et le climat pour les communautés marginalisées, Une question d’appartenance constitue un premier pas vers une société où chaque personne s’épanouit dans un rapport d’interdépendance avec la nature sans égard à leur race, leur niveau de revenu ou leur capacité.
Ce rapport propose une série de solutions fondées sur l’appartenance afin de guérir, de protéger et de restaurer les relations entre la nature, les gens, la terre et les océans :
- Le retour des terres et la gouvernance autochtone : adopter la restitution des terres comme cadre fondamental pour la protection de la nature et honorer les conceptions du monde autochtones;
- L’adoption du projet de loi C-73 : faire de l’appartenance à la nature une réalité pour toutes et tous à travers la Loi sur la responsabilité à l’égard de la nature;
- La mise à l’échelle de solutions élaborées conjointement et dirigées par les communautés : soutenir et piloter des initiatives menées par les communautés les plus touchées par les inégalités en matière d’accès à la nature;
- La mise en œuvre de mesures visant à combler les lacunes en matière de données qui entravent l’appartenance à la nature : collecter des données désagrégées sur l’identité et l’impact des politiques afin de promouvoir les progrès et la transparence.
Le résumé du rapport est disponible ici.
Exhortez le nouveau gouvernement à faire enfin passer une loi forte sur la nature.
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