Le Rainbow Warrior, l’emblème de Greenpeace

Le plus célèbre de nos navires, qui fut aussi le premier et le plus emblématique de notre flotte, est sans conteste le Rainbow Warrior.

Rainbow Warrior Arrives in Songkhla

Le Rainbow Warrior © Arnaud Vittet

Le premier Rainbow Warrior a été la cible d’un attentat à la bombe en 1985 alors que nos militants manifestaient contre les essais nucléaires français dans l’océan Pacifique. Quant au Rainbow Warrior II, après avoir passé 22 ans à parcourir les océans, il a pris sa retraite en 2011 et a été transféré à l’ONG Friendship, basée au Bangladesh, qui l’a transformé en navire-hôpital.

Notre navire actuel, le Rainbow Warrior III, est le premier bateau construit « sur mesure » par Greenpeace pour répondre aux besoins spécifiques des actions menées en mer et sur terre.

‘Coral Not Coal' Direct Action at Karimunjava Archipelago in Java Sea

Le Rainbow Warrior © Nugroho Adi Putera

Un navire qui a été conçu selon des impératifs écologiques.

Un navire taillé pour l’action…

… et la recherche scientifique!

En appuyant des recherches scientifiques inédites, nous cherchons à améliorer la compréhension générale du public et des décideurs sur des problématiques touchant les écosystèmes de notre planète.

L’Arctic Sunrise

Conçu comme un brise-glace, l’Arctic Sunrise a été témoin des prodiges de la nature dans les endroits les plus froids de la planète. Sa coque arrondie sans quille permet au bateau de sortir de la glace plutôt que d’être écrasé par celle-ci.

L’Arctic Sunrise © Christian Åslund

L’Arctic Sunrise fait partie de la flotte de Greenpeace depuis 1995 et s’est rendu pour sa première expédition dans la mer du Nord lors de la campagne de la Brent Spar, où il a servi à empêcher l’immersion en mer de la plate-forme pétrolière.

En 1997, il a été le premier navire à contourner l’île James Ross dans l’Antarctique. Ce trajet était auparavant impossible car une couche de glace épaisse de 200 mètres reliait l’île au continent. Celle-ci s’était effritée. Ce n’était que l’un des nombreux signes annonciateurs des changements climatiques que l’Arctic Sunrise a contribué à mettre en évidence.

En 2013, l’histoire tumultueuse de l’Arctic Sunrise a été marquée par son arraisonnement et la détention des 30 membres de son équipage par les autorités russes. Cette arrestation a eu lieu alors que le navire se trouvait sur la plateforme pétrolière de GazProm, près du cercle polaire nord, où l’équipage protestait de façon pacifique pour attirer l’attention sur les dangers de ces forages pétroliers en Arctique.

Après avoir passé deux mois en prison, les membres de l’équipage ont été libérés sous caution, et enfin relâchés sans qu’aucun chef d’accusation ne soit retenu contre eux.

Après avoir été immobilisé pendant neuf mois dans le port de Mourmansk, l’Arctic Sunrise a quant à lui été finalement restitué à Greenpeace, toutefois avec d’importants dégâts subis pendant l’arraisonnement et la confiscation. Par la suite, une décision de justice a confirmé la légalité des actions pacifiques menées par Greenpeace contre les forages pétroliers dans l’Arctique et obligé le gouvernement russe à lui verser des dommages et intérêts ( détails, en anglais).

Le navire a quadrillé les eaux de toute la planète, en s’arrêtant au Congo et en Amazonie, et a réalisé dernièrement une expédition de trois mois en Antarctique pour effectuer des études scientifiques sur la biodiversité de cette région.

L’Esperanza

L’Esperanza ( « Espoir » en espagnol) est le premier bateau à avoir été baptisé par les internautes, et constitue le plus gros navire et le plus rapide de notre flotte. Ancien navire russe de lutte contre les incendies, l’Esperanza a passé ces 15 dernières années au service des urgences environnementales.

Action for Give Congo Basin Forest a Chance in Congo

L’Esperanza © Pierre Gleizes

Que ce soit en empêchant la pêche illégale au large de la Sierra Leone, ou en contrecarrant les tentatives japonaises de mener un soi-disant programme « scientifique » de chasse baleinière, l’Esperanza ne ménage pas ses efforts pour protéger nos océans et leur fragile population marine.

D’une longueur de 72 mètres et atteignant une vitesse maximale de 16 nœuds, ce navire se prête idéalement aux actions rapides et à long terme. Grâce à sa grande résistance à la glace, il peut aussi être utilisé dans les régions polaires.

Toutefois, nos bateaux et nos équipages ne pourraient œuvrer sans le soutien de nos sympathisants. C’est donc grâce au soutien financier de particuliers et au travail de bénévoles du monde entier que nos bateaux peuvent continuer à sillonner les mers.