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Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Prenons, par exemple, le supermarché thaïlandais qui fait la une des journaux avec sa façon révolutionnaire d’emballer les légumes dans des feuilles de bananier.

Les Thaïlandais n’ont que faire des longues années de recherche nécessaires pour créer du plastique biodégradable. Ils sont assis sur une montagne de feuilles de bananiers. Et ils nagent dans une mer de plastique : le pays est connu dans le monde entier pour sa pollution.

Emballer les fruits et légumes dans des feuilles de bananier

Un jeune caissier a eu l’idée de remplacer le plastique par des feuilles de bananier inutilisées, avec une ligature en bambou. À l’instar du plastique, les feuilles de bananier sont solides, flexibles et hydrofuges, mais elles sont aussi complètement et rapidement dégradables dans la nature. Un petit pas créatif pour le supermarché, un grand bond pour l’environnement.

Plantage de bananes aux Philippines.

Plantage de bananes aux Philippines.

L’idée lui est venue de sa grand-mère, car le fait de présenter la nourriture sur des feuilles appartient à la tradition thaïlandaise (et à celle des pays voisins). Le cocotier, le manguier, la jacinthe d’eau et de nombreuses autres plantes tropicales fournissent également des matériaux d’emballage naturels.

Des essais chez nous également

Chez nous, on ne retrouve la combinaison de nourriture et de feuilles de bananier que sur les assiettes de restaurants asiatiques. En revanche, le bambou est déjà bien établi comme matériau de substitution hydrofuge du plastique, sous forme d’assiettes, de tasses, de brosses à dents, de cotons-tiges…

La question se pose donc : pouvons-nous nous aussi utiliser des déchets verts locaux comme matériaux d’emballage  ?

Sur les marchés, les bouquets de menthe, de coriandre et de persil sont souvent attachés avec un brin d’herbe résistant (une sorte de roseau). On peut faire de même avec des haricots verts, des jeunes oignons, des asperges, des bottes de carottes… Les feuilles de poireau conviennent peut-être aussi pour l’emballage de certains légumes. Dans tous les cas, il faut éviter d’emballer individuellement les concombres dans du film plastique, le chou dans un sachet en plastique, les tomates cerises dans des pots en plastique, etc., pour ensuite les ensevelir sous une couche de plastique supplémentaire lors du passage à la caisse.

Nous n’avons pas besoin de chercher bien loin des alternatives au plastique. Chez nous aussi, de nombreuses expérimentations ont lieu, par exemple en « pyrogravant » au laser le label bio sur les fruits et légumes.

Vous aussi avez peut-être une meilleure idée pour éviter les emballages en plastique dans les magasins ? Faites-le savoir ! Il faut à tout prix éviter que le plastique continue de polluer notre environnement et en particulier, les océans.

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Article Source : Greenpeace Belgique