magazine / octobre 2012

"L'environnement ? Je n'étais pas concerné avant !"

Rochdi: "j'adore les voyages lointains. Pas facile à concilier avec ma décision de moins prendre l'avion !"

Rochdi: "j'adore les voyages lointains. Pas facile à concilier avec ma décision de moins prendre l'avion !"

Greenpeace/Dirven

Six questions à Rochdi Allali, véritable homme de terrain et amoureux de la nature !

A vous d'agir ! Participez aux actions

Rochdi, qui es-tu ?

Mon nom n'a pas une consonance très belge, n'est-ce pas ? Mon père était marocain, ma mère est belge. Je connais à peine le pays de mon père, je n'y suis allé qu'une seule fois. Je suis né et j'ai grandi à Anvers.

Tu es un vrai amoureux de la nature ?

Oui, mais pas depuis très longtemps. A la maison, on parlait peu d'environnement. C'est le film « The Age of Stupid » qui m'a ouvert les yeux. Je ne savais pas que la terre était si mal en point, surtout pour ce qui est du réchauffement. Mon engagement a commencé au niveau local, à Anvers. Avec quelques copains, nous avons démarré une série de petites actions. Nous avons notamment loué une salle et projeté le film « Home » de Yann Arthus-Bertrand. Ensuite, nous avons organisé des tables rondes sur le thème du climat pour sensibiliser les participants. La ville d'Anvers nous a donné des subsides pour organiser l'événement. 

Comment ta famille a-t-elle réagi à ton changement soudain ?

Un jour, je veux à nouveau m’engager au niveau local

Ils trouvaient ça étrange. J'ai reçu des réactions du style : « pourquoi ? Tu ne t'es jamais vraiment soucié de l’environnement ». Petit à petit, ma famille a assisté à ma « transformation » : j'ai vendu ma voiture et depuis, je prends mon vélo pour me rendre au travail ou faire les courses. Je prends moins l'avion, un vrai sacrifice étant donné mon amour pour les voyages. Ma « transformation » a déteint doucement sur mes amis et ma famille. Aujourd'hui, l'environnement leur tient également à cœur. La mobilisation, ça marche !

Rochdi Allali

Rochdi Allali
Age : 31
Fonction : docker
Hobby : le vélo, les voyages (autant que possible !), l'escalade, la photo...

Et ta démarche pour aller vers Greenpeace ?

Travailler localement, ce n'est pas évident. Avec mes copains, nous avions des idées plein la tête mais lorsqu'on lance un projet, il faut le suivre, ce qui prend du temps. Finalement, je me suis inscrit comme activiste chez Greenpeace en 2010. Autrement dit, je participe aux actions. Je suis à la fois docker dans le port d'Anvers et activiste : un vrai homme de terrain !

Est-ce facile à concilier ?

Généralement oui, parce qu'en tant que docker, je travaille en shift. Reconnaissons-le, ce n'est pas toujours évident mais heureusement, il y a beaucoup de compréhension et de souplesse de part et d'autre.

Comptes-tu rester actif pour une organisation comme Greenpeace qui travaille au niveau mondial ?

Oui ! Mais je continue à croire en l'importance de l'action au niveau local. J'ai gardé des contacts avec mes copains « de la première heure ». Tôt ou tard, nous comptons reprendre nos actions locales. Je pense par exemple à lancer une vaste opération de « nettoyage » de ma rue ou pourquoi pas, à organiser un grand pique-nique végétarien. Vous verrez !