magazine / septembre 2013

Léguez la vie

Diane Rosendor, responsable du programme Testaments

Diane Rosendor, responsable du programme Testaments

Greenpeace/Dirven

Rédiger un testament au profit de Greenpeace, c’est permettre à notre association de poursuivre sa mission demain. Diane Rosendor est responsable du programme Testaments. Rencontre.

23 octobre Session d'information sur les successions



N’est-ce pas plutôt inhabituel de penser à une organisation comme Greenpeace au moment de faire son testament ?

Non, ce concept est de plus en plus ancré chez nous et d’ailleurs, de plus en plus de personnes se posent ce genre de questions…

Inscrire Greenpeace dans son testament… Pourquoi ?

Nos sympathisants nous font confiance. C’est souvent la principale raison qui les motive à nous reprendre dans leur testament

Les personnes qui décident de faire le pas nous soutiennent souvent depuis longtemps. Elles ont confiance dans la manière dont nous fonctionnons, dans les méthodes que nous utilisons et dans les résultats que nous obtenons. Elles sont contentes aussi de savoir que leur soutien ne s’arrêtera pas au moment de leur décès. Pour d’autres, c’est différent. Elles ne peuvent pour ainsi dire pas nous financer de leur vivant, mais nous ont déjà fait savoir qu’elles avaient repris Greenpeace dans leur testament.

De notre côté, ce soutien est essentiel puisque nous fonctionnons en toute indépendance financière des mondes politique et industriel. Et d’ailleurs, c’est cette indépendance qui explique aussi que les gens nous font confiance. Et n’oublions pas, nous travaillons sur le long terme, qu’il s’agisse par exemple de freiner les changements climatiques ou de protéger les océans. Etre informés de l’existence d’un testament nous permet de mieux planifier notre travail.

Diane Rosendor

Nom :

Diane Rosendor

Age :

54 ans

Profession :

responsable des programmes Grands Donateurs, Fondations et Testaments

De nombreuses personnes ont-elles déjà franchi le pas ?

C’est difficile à dire. Nous recevons plusieurs dossiers par an mais pour certains, nous n’étions pas au courant de la décision du testateur ! Et c’est tout à fait légitime, la rédaction d’un testament peut dans certains cas tenir du «jardin secret». Mais évidemment, nous sommes heureux lorsque nous recevons un coup de téléphone d’une personne qui a décidé - ou qui envisage - de reprendre Greenpeace dans son testament. Nous bâtissons une vraie relation avec elle. Nous suggérons une rencontre pour discuter de son projet et répondre au mieux à ses questions. Bien sûr, cela n'engage à rien. Nous pouvons aussi l’aiguiller vers un notaire qui a l’habitude des questions relatives aux successions impliquant des ONG.

Qu’en est-il de la procédure ?

Tout dépend de la complexité du dossier. En tout état de cause, le candidat testateur doit faire l’inventaire de ses biens. Il doit ensuite se poser les questions suivantes : que léguer ? A qui ? Et bien sûr, mieux vaut pousser la porte d’un notaire : c’est la personne la plus apte à vous conseiller.

S’agit-il en général de personnes sans enfants ou famille proche qui décident de léguer leurs biens à Greenpeace ?

Oui en effet, souvent ces personnes aiment l'idée que ce qu'elles laissent sera utilisé conformément aux valeurs qui étaient les leurs de leur vivant. Dans ce cas, inclure une ou plusieurs ONG dans un testament prend tout son sens. Il arrive aussi que le testateur ait des enfants. Il ne peut pas les déshériter car ce sont des héritiers réservataires, c'est-à-dire qu'ils ont droit à une part prévue par la loi. Mais il peut décider, souvent en accord avec ses proches, de céder une partie de ses biens à une ONG comme Greenpeace. Faire le choix d’un testament solidaire équivaut d’une certaine façon à « léguer la vie »…

Les gens qui ont déjà fait des testaments ont-ils un gros patrimoine ?

Pas nécessairement. Tous les montants sont les bienvenus. Les sommes plus petites nous arrivent généralement via un legs en duo.

Un legs en duo, de quoi s’agit-il ?

Les droits de succession sont applicables par tranche de montant et augmentent en fonction de l'éloignement du lien de parenté. Ils peuvent au final être très élevés. Si par exemple vous souhaitez inclure votre filleul dans votre testament, les droits de succession pourront aller jusqu’à 80% sur la dernière tranche si vous habitez en région wallonne ou bruxelloise. C’est clair que ça en décourage plus d’un. Le legs en duo offre une solution. Le principe est simple : vous divisez le montant que vous voulez céder à votre filleul entre ce dernier et Greenpeace qui, en contrepartie, devra s’acquitter de l’ensemble des droits de succession. Au bout du compte, tout le monde est gagnant : votre filleul et Greenpeace.

Que faites-vous concrètement avec l’argent reçu via testament ?

Qu’il s’agisse d’un legs perçu via un testament ou d’un don reçu du vivant d’une personne, l’essentiel des fonds va à nos campagnes prioritaires : l’essor des énergies renouvelables, la défense des forêts et des océans et la protection de l’Arctique. Il est clair aussi que les grands enjeux se déplacent, ce qui signifie que nous injectons une partie de nos fonds à la défense de l’environnement dans les pays du Sud, que ce soit la Chine, l’Inde ou le Brésil.

Intéressé(e)?                                                                                                                      

- Venez à notre séance d’information le 23 octobre prochain

- Commandez notre brochure spéciale « Léguez la Vie »

- Contactez Diane Rosendor. T : 02.274.19.44 ou E : diane.rosendor@greenpeace.org