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Detox

Pas moins de 70% des rivières, des lacs et des réservoirs d'eau en Chine sont pollués. Lors d’enquêtes récentes, Greenpeace a identifié des liens entre certaines marques de vêtements, dont Nike, Adidas et H&M, et les usines textiles en Chine qui déversent des produits chimiques dangereux dans les rivières.

Des enquêtes ultérieures ont ensuite révélé la présence de substances chimiques dans des articles vestimentaires provenant de 14 marques internationales. Ces substances se dégradent dans l’eau pour devenir notamment des perturbateurs hormonaux. Elles constituent donc une grave menace pour la santé humaine mais aussi pour l’environnement, empoisonnant de précieux cours d’eau dans le monde entier.

Le problème

L’eau propre est non seulement un droit humain fondamental, c’est également la ressource essentielle la plus menacée du monde. Outre le fait qu’ils constituent des habitats d’une importance capitale pour la faune, les réservoirs d’eau tels que les rivières et les lacs offrent également des ressources vitales pour la quasi-totalité de la vie sur Terre. Bon nombre de personnes dépendent de cette eau pour boire, pour l’agriculture ainsi que pour des produits alimentaires tels que les poissons et les crustacés. Pourtant, ces sources d’eau vitales sont souvent mises à mal par l’industrie et traitées comme s’il s’agissait d’égouts privés.

L’industrie textile est un secteur à forte consommation de produits chimiques. Les substances qu'elle utilise varient en fonction du stade de fabrication du vêtement : de la teinture des tissus à l’impression en passant par le finissage. Les eaux usées qui résultent de ces processus sont souvent toxiques et peuvent contaminer des cours d’eau importants. Ces rejets de substances dangereuses peuvent influer négativement sur la santé humaine, la faune et l’environnement.

Le rapport ‘Dirty Laundry’ (« linge sale ») - Première partie

Une année d’enquête sur la pollution des eaux a permis de découvrir deux usines textiles en Chine déversant une série de produits chimiques dangereux dans les deltas du Yangtze (fleuve bleu) et des deltas de la rivière des Perles. Ces usines sont les fournisseurs de plusieurs grandes marques mondiales, dont Nike, H&M et Lacoste.

Ces usines rejettent notamment des substances chimiques toxiques et persistantes qui perturbent le fonctionnement hormonal. Des alkylphénols (y compris des nonylphénols) ont été retrouvés dans les échantillons des eaux usées provenant des deux usines tandis que des perfluorocarbures (PFC) étaient présents dans les eaux usées provenant du Complexe textile Youngor. Et ce, malgré la présence d’une station moderne d’épuration dans l’installation de Youngor...

Les alkylphénols et les PFC découverts dans les échantillons sont une source de grave préoccupation vu que ces produits chimiques sont connus pour perturber le fonctionnement hormonal et peuvent être dangereux, même à de très faibles doses. Les deux groupes de produits chimiques sont des substances artificielles qui persistent dans l’environnement et peuvent avoir des effets potentiellement dévastateurs étant donné qu’ils s’accumulent dans la chaîne alimentaire.

De nombreux produits chimiques dangereux peuvent également être transportés dans nos océans, notre atmosphère et nos chaînes alimentaires et s’accumuler dans des lieux éloignés de leur source d’origine. Ils peuvent s'accumuler dans les organismes des animaux, dont les oiseaux, les poissons, les baleines, les ours polaires et même dans le lait maternel.

Qui plus est, notre enquête n’a couvert que deux installations industrielles sur les milliers situées en Chine. Les résultats de ces échantillons indiquent un problème bien plus étendu, qui va bien au-delà de la Chine et de l’industrie textile. Ce dont nous avons besoin, à présent, c’est d’un leadership innovant de la part d’enseignes désireuses de promouvoir un nouveau mode de fabrication propre et de mettre un terme au déversement de poisons toxiques dans nos cours d’eau.

Le rapport ‘Dirty Laundry’ (« linge sale ») - Seconde partie

D’autres enquêtes menées par Greenpeace ont révélé que des consommateurs du monde entier achètent des vêtements contaminés et participent donc bien involontairement à la pollution de l'eau lorsqu'ils lavent leurs nouveaux vêtements. Sur les 78 articles analysés pour le rapport Dirty Laundry 2, 52 ont été testés positivement quant à la présence d’éthoxylates de nonylphénols (NPE) : le taux était supérieur au seuil de détection de 1 milligramme de NPE par kilogramme de matière (mg/kg). Des vêtements provenant des quinze marques testées, sauf une, (GAP, deux échantillons), contenaient des taux de NPE supérieurs au seuil de détection. Les vêtements repris dans les échantillons ont été achetés dans des magasins de 18 pays.

Ces résultats ont démontré à la fois l’utilisation de ces produits chimiques au cours de la fabrication des vêtements et la présence de déchets toxiques importants dans des cours d’eau et des rivières bien au-delà du pays de fabrication. Le problème et la solution ne sont dès lors pas des préoccupations seulement locales. Il s’agit d’un problème véritablement mondial.

Signes de progrès

La chaîne d’approvisionnement mondiale du textile peut être difficile à démêler. De nombreuses sociétés, entreprises et de nombreux pays sont impliqués et tous partagent la responsabilité de la dispersion de ces substances chimiques dangereuses. Toutefois, c’est normalement le propriétaire de la marque qui déclenche le processus de développement du produit, dont la recherche et la conception. Les propriétaires des marques sont dès lors les mieux placés pour introduire un changement dans la production de textiles et de vêtements et ce, par le choix de leurs fournisseurs, la conception de leurs produits ainsi que le contrôle qu’ils peuvent exercer sur l’utilisation de produits chimiques dans le processus de production et dans le produit fini.

En juillet 2011, Greenpeace a commencé à mettre les plus importantes enseignes au monde dans le domaine du sport au défi de promouvoir un avenir sans substances toxiques. Non seulement ces enseignes sont des leaders et des innovateurs autoproclamés, mais elles ont aussi la taille et l’influence nécessaires pour collaborer avec leurs fournisseurs afin de susciter un véritable changement sur le terrain et mettre un terme à l’utilisation et au déversement de ces substances chimiques dangereuses.

À la fin du mois d’août 2011, Nike, Adidas et Puma s’étaient engagées à supprimer tous les produits chimiques dangereux dans toute leur chaîne d’approvisionnement et pendant tout le cycle de vie de leurs produits d’ici 2020.

Le 20 septembre 2011, H&M est allée encore plus loin en s'engageant également à rendre publiques les informations concernant les produits chimiques libérés par ses fournisseurs. Ce sera pour la première fois chose fin 2012. Les informations comprendront les noms des principaux fournisseurs de H&M en Chine et dans d’autres pays.

Après avoir pris des engagements individuels et décidé de collaborer pour que d'autres entreprises du secteur textile leur emboîte le pas, ces quatre entreprises ont entrepris des démarches communes pour établir une « Feuille de route conjointe pour atteindre zéro émission de substances chimiques nocives ». Pendant le processus, elles ont été rejointes par deux autres entreprises qui se sont également engagées à supprimer tous les produits chimiques dangereux de leur chaîne d’approvisionnement et de leurs produits d’ici 2020 : la marque chinoise de vêtements de sport Li-Ning et le détaillant de prêt-à-porter C&A.

À la mi-novembre, ces six entreprises ont publié un projet de Feuille de route qui expose trois étapes qu’elles ont l’intention de suivre pour tenir leurs engagements et inviter d’autres entreprises à les accompagner dans cette course vers la suppression totale de produits chimiques dangereux dans le secteur de la mode.

Une analyse approfondie du projet de Feuille de route et des éléments que les enseignes doivent encore inclure pour devenir les défenseurs d’un avenir sans produits toxiques est disponible ici (en anglais).

Solution

Greenpeace en appelle à toutes les entreprises textiles pour promouvoir un futur sans produits toxiques et collaborer avec tous leurs fournisseurs afin de supprimer tout produit chimique dangereux de leur chaîne d’approvisionnement et de leurs produits. À cet effet, elles doivent :

  • CONCEVOIR UN MEILLEUR FUTUR : adopter des politiques claires, pour les entreprises et les fournisseurs, pour faciliter la transition des substances toxiques vers des alternatives sûres, avec des calendriers réalistes.
  • JOINDRE LE GESTE A LA PAROLE : répondre à l’urgence de la situation en faisant preuve d'initiative et en identifiant en priorité les produits chimiques les plus dangereux afin de les supprimer immédiatement.
  • FAIRE PREUVE DE TRANSPARENCE : diffuser les données concernant l’identité des fournisseurs, partager leur liste des substances restreintes et dévoiler quelles substances chimiques dangereuses ces fournisseurs déversent dans le parcours vers l’objectif zéro. La transparence peut être un puissant désinfectant !
  • MONTRER LA TENDANCE : une fois que leur engagement individuel est mis en œuvre, les entreprises influentes ont également le pouvoir de catalyser le changement dans l’industrie des vêtements de sport et de la mode en travaillant en collaboration avec les autres.

Chez Greenpeace, nous concentrons nos ressources afin de lutter contre le problème urgent du déversement des produits chimiques dangereux dans nos cours d’eau. Cependant, nous sommes conscients que d’autres questions graves et pressantes liées à l’industrie textile doivent être traitées. Vous pouvez en apprendre davantage sur ces questions par le biais d’organisations telles qu’UNICEF, Oxfam et Save the Children.

Pour connaître les dernières informations relatives aux sociétés qui sont liées à l’utilisation d’ateliers clandestins ou au travail des enfants, vous pouvez également visiter les sites http://www.cleanclothes.org/ et http://www.laborrights.org/

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