Des manchots à Luxembourg

Greenpeace lance une campagne pour protéger l’océan antarctique

Communiqués de presse - janvier 20, 2018
Luxembourg, le 20/01/2018 - A l'occasion du « Penguin Awareness Day », des manchots apparaissent dans les lieux iconiques du monde entier, y compris dans les rues de Luxembourg. Que veulent-ils ? Attirer l’attention sur la nouvelle campagne internationale de Greenpeace visant à obtenir la création d'un sanctuaire marin dans l'océan Antarctique. Cette zone couvrirait une partie de la mer de Weddell, près de la péninsule Antarctique. L’un des bateaux de Greenpeace, l’Arctic Sunrise, vient de rejoindre l’Antarctique avec un équipage de 35 personnes à son bord pour mener notamment des recherches scientifiques.

Ce sanctuaire marin serait le plus grand du monde : il s’étendrait sur 1,8 million de km2. Il constituerait un refuge pour des espèces emblématiques de la région telles que les manchots empereurs, les manchots adélie, les baleines bleues, les baleines à bosse, les phoques crabiers… Il protégerait également le krill, ces petites crevettes qui se trouvent à la base de la chaîne alimentaire de tout l’écosystème marin et qui sont très prisées par la pêche industrielle.

En 2018, une opportunité historique se présente pour obtenir la création d’un tel sanctuaire. En effet, les 24 États membres de la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR), dont nos pays voisins ainsi que de la Commission Européenne, se réunissent au mois d’octobre pour discuter de ce sanctuaire. Le Luxembourg pourrait avoir un rôle à jouer :

« Aujourd’hui, le Luxembourg ne fait pas partie de la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) mais il le devrait, au même titre que la France, la Belgique ou l’Allemagne afin de protéger cette zone aussi précieuse que vulnérable » déclare Raymond Aendekerk, directeur de Greenpeace Luxembourg. « Les problèmes environnementaux globaux demandent un engagement global. Le Luxembourg a montré ces dernières années qu’un petit pays peut jouer un rôle marquant, notamment lors de la présidence de l’Union Européen dans la Conférence Climat 2015 à Paris. Depuis 2005, le Luxembourg est membre de la Commission baleine internationale et s’engage activement avec les pays membres en faveur de la protection des baleines. Greenpeace Luxembourg soutient désormais l’entrée du Luxembourg au sein de la CCAMLR afin de défendre activement la protection des mers antarctiques pour sa biodiversité unique et son rôle crucial dans la lutte contre les dérèglements climatique. »

Au cours de son expédition en mer, qui durera jusqu’en mars 2018, l’équipage de l’Arctic Sunrise va entreprendre des recherches scientifiques pionnières en utilisant notamment des sous-marins habités. L’observation humaine du plancher océanique de la mer de
Weddell constituerait une première mondiale. Les scientifiques présents à bord vont effectuer des recherches visant à identifier des écosystèmes marins vulnérables et de nouvelles espèces telles que des coraux très rares et des éponges marines. L’équipage va également prélever des échantillons d’eau afin de tester la présence de résidus de plastique dans cette zone marine très reculée.

L’objectif est de fournir des connaissances scientifiques supplémentaires en faveur de la demande de création de ce sanctuaire marin.

« L’océan Antarctique est l’une des dernières frontières du monde sauvage sur notre planète » déclare Hélène Bourges, responsable de la campagne Océans à Greenpeace France.« C’est la raison pour laquelle il faut le préserver, avant qu’il ne soit endommagé par les activités humaines. La création d’un tel sanctuaire marin non seulement offrirait un refuge pour une faune unique et fragile, mais contribuerait également à atténuer les pires effets du dérèglement climatique. Des océans en bonne santé absorbent le CO2 et rejettent de l’oxygène ; ils produisent ainsi la moitié de l’oxygène que nous respirons.»

Pour soutenir la création de ce sanctuaire chaque citoyen-ne peut agir en s’adressant directement aux décideurs internationaux via la pétition de Greenpeace “Protégeons l’océan Antarctique”: