Kinshasa, 8 juillet 2019 –  Faisant suite à la condamnation de trois trafiquants d’espèces sauvages à une peine de cinq mois d’emprisonnement ferme et au versement des dommages-intérêts d’un montant total de 5 000 dollars par le Tribunal de Grande Instance de la Gombe, à Kinshasa, après une enquête de l’ONG Conserv’ Congo, Greenpeace Afrique déclare ce qui suit:

“ Greenpeace Afrique salue cette avancée significative de la justice congolaise qui inflige des sanctions pénales pour un crime environnemental, ce qui est une première en RDC depuis l’époque coloniale. 

“Le trafic de bonobo, l’animal ayant fait l’objet dudit trafic, est interdite en RDC et condamnable par la loi. On estime qu’entre 29 500 et 50 000 individus vivent encore à l’état sauvage. L’espèce est inscrite sur la Liste rouge de l’UICN comme étant en voie de disparition et est menacée, entre autres, par la destruction de l’habitat et le braconnage commercial.

“ Ainsi, Greenpeace Afrique encourage le système judiciaire congolais à se saisir d’autres cas de violation des lois dans le secteur de l’environnement, notamment celles relatives à l’exploitation  forestière industrielle. Ce secteur, gangrené par la corruption, regorge des entreprises et certains fonctionnaires de l’Etat impliqués qui se donnent à la corruption et participent à la destruction des forêts du bassin du Congo. “

 

Contact :

Afy Malungu,

chargée de communication pour la campagne forêt du bassin du Congo,

amalungu@greenpeace.org, +243 991 521 250