Depuis ce mercredi, les gouvernements peuvent officiellement signer le traité bannissant l’arme atomique. Les pays l’ayant signé et ratifié sont ensuite tenus de le respecter. Ils ne peuvent en aucun cas développer, tester, posséder ou stocker l’arme nucléaire. Ils ne peuvent ni l’utiliser ni menacer de l’utiliser.

Et la Belgique ?

La Belgique, en tant qu’alliée fidèle du petit groupe de pays nucléarisés, refuse quant à elle de signer ce traité. Cette position est d’autant plus étonnante que par le passé, notre pays a toujours joué un rôle prédominant dans la mise en oeuvre d’autres traités internationaux concernant par exemple les armes chimiques et les mines antipersonnel.

Via la pétition de l’ICAN, vous pouvez demander à nos représentants  aux Nations unies de soutenir le traité.

Blog du 7 juillet

Enfin… Le 7 juillet 2017, une grande majorité de pays a approuvé un traité interdisant les armes nucléaires. Pas moins de 122 États membres des Nations unies ont voté en faveur du traité, et seul un pays s’y est opposé. Les neuf pays possédant des armes nucléaires et leurs alliés directs – parmi lesquels la Belgique – ont boycotté la conférence, mais n’ont pas pu empêcher la décision de cette interdiction.

En juillet 1996 déjà, la Cour internationale de justice de La Haye avait déclaré que l’emploi d’armes nucléaires n’était pas compatible avec les principes des dispositions légales existantes telles que le droit applicable dans les conflits armés, le droit humanitaire et le droit environnemental. Mais les puissances atomiques argumentaient qu’aucune loi n’interdisait explicitement les armes nucléaires. Cela est donc bien le cas maintenant.

Comme vous le savez sans doute, Greenpeace est inextricablement liée à la lutte contre les armes nucléaires de destruction massive totalement inhumaines. La toute première action de Greenpeace a eu lieu en 1971, lorsqu’une bande de pacifistes sur un bateau de pêche délabré s’efforçait d’empêcher un essai nucléaire en Alaska. En Belgique, nous avons mené notre première action en 1991 contre le stockage d’armes nucléaires de destruction massive illégales sur la base aérienne de l’OTAN à Kleine Brogel.

Récemment, Greenpeace a d’ailleurs adhéré à la Coalition belge contre les armes atomiques. Avec l’aide de nos partenaires du mouvement pacifiste, nous inciterons le gouvernement belge à reconnaître le nouveau traité nucléaire et à le respecter. Nous réclamons déjà au gouvernement belge qu’il retire les armes nucléaires de destruction massive illégales de Kleine Brogel et qu’il refuse fermement tout engagement dans une stratégie de défense impliquant des armes nucléaires.

A propos de l'auteur

Eloi Glorieux (1960) werkte in de jaren ‘90 als Nuclear & Disarmament campaigner voor zowel het Belgische als het internationaal kantoor. Sinds 2009 is hij opnieuw actief bij Greenpeace België als campagneverantwoordelijke voor energie. --- Eloi Glorieux est né en 1960. Il a travaillé en tant que chargé de mission nucléaire et désarmement pour Greenpeace Belgique et Greenpeace International de 1991 à 1997. Après une pause d’une bonne décennie, il est revenu chez Greenpeace Belgique en 2009 où il travaille en tant que chargé de mission énergie.

Eloi Glorieux

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