En réponse à la crise plastique mondiale, le mouvement grandissant du zéro déchet génère une lueur d’espoir en offrant une solution au modèle polluant du…

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Product Shots of Disposable Cups. © Fred Dott / Greenpeace
© Fred Dott / Greenpeace

Starbucks dévoile ses objectifs pour atteindre un “bilan environnemental positif” dans les prochaines décennies.

Montréal – Starbucks a dévoilé aujourd’hui ses objectifs pour atteindre un bilan environnemental positif dans les prochaines décennies, en commençant par une cible de 50% de réduction de ses émissions carbones d’ici 2030, 50% de réduction de sa consommation d’eau pour ses opérations, et 50% de réduction de ses déchets envoyés à l’enfouissement. Dans le cadre de ce plan qui s’étale sur plusieurs décennies, Starbucks prévoit aussi élargir son offre d’options sans-viande; remplacer ses emballages à usage unique par  des emballages réutilisables; investir dans des pratiques agricoles novatrices, dans le reboisement, la conservation des forêts, le réapprovisionnement des eaux au niveau de sa chaîne d’approvisionnement; identifier de meilleures pratiques de gestion des déchets; et développer des pratiques plus éco-responsables dans ses opérations.  

En réponse à cette annonce, Agnès Le Rouzic, chargée de campagne Océans & Plastique chez Greenpeace Canada a dit :

« Bien que le fait que Starbucks réexamine sa stratégie de développement durable soit une bonne chose, l’entreprise a encore beaucoup à faire pour y parvenir rapidement. Qu’il s’agisse de la crise climatique, de l’augmentation de la déforestation, du manque d’eau, et de la pollution plastique, nous n’avons pas le luxe d’attendre plusieurs décennies pour agir. Les compagnies comme Starbucks auraient déjà dû opter pour des pratiques réellement éco-responsables il y a bien longtemps.

Greenpeace appelle les entreprises comme Starbucks à s’éloigner sans attendre de la culture du tout-jetable et à investir dans les solutions réutilisables. Remettre cette transition à plus tard n’aura pour résultat que d’aggraver chaque jour un peu plus la crise de pollution plastique et ses milliards d’emballages jetables. Selon notre plus récente enquête de terrain, Starbucks se plaçait en 3e position de notre palmarès des pollueurs plastiques au Canada [1], derrière  Nestlé et Tim Hortons. La responsabilité de ces entreprises dans la pollution plastique est un problème qui demande d’être pris au sérieux, particulièrement quand les solutions, comme les programmes de tasses réutilisables consignées, existent déjà. Pourtant, les nouveaux objectifs de Starbucks pour atteindre «un bilan environnemental positif» apportent encore peu de détails sur la façon dont la compagnie compte procéder. Sans un plan concret et détaillé, il est difficile de dire si les objectifs que Starbucks s’est fixé nous mèneront dans la bonne direction. »

Note:

[1] Palmarès des pollueurs au Canada

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

Laura Bergamo, conseillère aux communications, Greenpeace Canada

[email protected], +1 438 928-5237