Entre les rigueurs de l’hiver et les événements préoccupants qui font la manchette, les dernières semaines ont été particulièrement éprouvantes. Je tenais donc à vous faire part de cette mise à jour pour vous rappeler que, même dans les moments difficiles, l’action collective est source de changements tangibles et durables. De récentes victoires pour la protection des milieux humides l’illustrent parfaitement, et je tenais à vous les faire découvrir.

Mises à jour

UN LAC CHILIEN BÉNÉFICIE DÉSORMAIS D’UNE PROTECTION JURIDIQUE

A Greenpeace activist protests at Laguna de Aculeo for urgent and ambitious action on climate in 2019, holding a poster. The image on the poster is of the lake when it was full of water, which contrasts the dry basin in the background.
© Martin Katz / Greenpeace
Une activiste de Greenpeace se tient devant la Laguna de Aculeo en 2019 et brandit une affiche appelant à une action climatique urgente et ambitieuse. L’image qui y figure montre le lac tel qu’il était autrefois, lorsqu’il était plein d’eau.

En 2018, le lac d’Aculeo, situé dans le centre du Chili, s’est asséché en raison d’une mauvaise gestion des ressources en eau, aggravée par des sécheresses dévastatrices.

Le lac fait partie d’un écosystème plus vaste, avec des aquifères souterrains et des cours d’eau qui l’alimentent. Par conséquent, sa disparition a entraîné des conséquences importantes pour les communautés locales qui dépendent de cette source d’eau. Elle a également affecté la faune, dont plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux résidents et migrateurs qui l’utilisent comme refuge.

En 2022, la municipalité de Paine a entamé des démarches pour que la Laguna de Aculeo soit reconnue comme zone humide urbaine. Lorsque de fortes pluies ont commencé à remplir à nouveau le bassin en 2023 et 2024, elles ont révélé à la fois la formidable capacité de résilience de la nature et la nécessité urgente de la protéger. En guise de réponse, Greenpeace a amplifié l’appel lancée par la communauté locale avec une campagne qui a permis de recueillir plus de 35 000 signatures en faveur de la protection et la reconnaissance juridique du lac. Et les autorités environnementales ont agi : en décembre 2025, le lac d’Aculeo a été officiellement déclaré zone humide urbaine!

Cette désignation lui confère des protections juridiques plus fortes pour soutenir sa conservation. Désormais, les projets à proximité doivent faire l’objet d’une évaluation des incidences sur l’environnement et la municipalité doit également instaurer une réglementation pour définir les activités autorisées et interdites en vue d’assurer sa protection.

Il s’agit incontestablement d’une victoire pour les milieux humides du pays! Dans un contexte où le monde a perdu environ 35 % de ses zones humides depuis les années 1970, ce type de protection juridique représente une étape importante vers la protection d’écosystèmes clés afin d’atténuer les effets de la crise climatique.

Greenpeace célèbre également cette avancée environnementale comme une « victoire citoyenne » qui témoigne de la puissance de l’action collective! Cette nouvelle en provenance du Chili nous rappelle avec force ce qui devient possible lorsque nous nous mobilisons ensemble pour atteindre un objectif commun.

Poursuivons sur cette lancée!


UN MUSÉE ABANDONNE SON PLAN D’EXPANSION DANS UNE RÉSERVE DE BIOSPHÈRE ESPAGNOLE

A picture of the Urdaibai Biosphere Reserve, Bizkaia, Basque Country, Spain.
© Greenpeace
La réserve de biosphère d’Urdaibai en Biscaye, une province située dans la partie espagnole du Pays basque.

Dans une autre victoire pour les milieux humides, le musée Guggenheim a récemment renoncé à un projet d’expansion qui menaçait de détruire une réserve naturelle!

Depuis des années, le musée Guggenheim (un réseau de musées d’art moderne et contemporain) prévoyait de construire deux nouvelles institutions dans le pays basque espagnol. Le musée a manifesté son intérêt envers une telle expansion pour la première fois en 2008, et des plans ont été proposés de manière intermittente jusqu’en 2022, date à laquelle les autorités locales ont annoncé leur intention d’investir dans le projet.

L’une des installations envisagées aurait été construite à seulement 20 mètres des marais d’Urdaibai, une réserve de biosphère. Véritable trésor naturel, cette zone est protégée (par des désignations nationales et internationales) en raison de sa valeur écologique et des espèces menacées d’extinction qu’elle abrite.

Greenpeace et de nombreux autres groupes environnementaux et communautaires se sont fermement opposés au projet. L’extension proposée ne menaçait pas seulement l’intégrité écologique d’Urdaibai, mais enfreignait également les protections accordées à la réserve en tant que site désigné Natura 2000, le réseau d’aires protégées de l’Union européenne. Elle aurait également contrevenu à une loi nationale qui limite le développement privé le long des côtes.

Greenpeace Espagne s’est donc associée à d’autres organisations pour intenter une action en justice contre le ministère espagnol de la Transition écologique et du Défi démographique, alléguant que les responsables politiques tentaient de limiter le secteur où la construction est totalement interdite dans la région afin de permettre au projet d’aller de l’avant.

La contestation et la pression publiques se sont intensifiées au fil du temps, et l’enjeu est devenu impossible à ignorer. En décembre, la Fondation Guggenheim a annoncé qu’elle renonçait à son plan d’expansion.

La conclusion de cette histoire? L’action collective fonctionne.

Ces avancées en matière de protection des milieux humides ont été rendues possibles grâce à des sympathisant·es comme vous, qui donnent de leur temps et de leurs ressources pour soutenir notre travail en faveur du vivant. Le fait de voir tant de gens se rassembler sous la bannière de la bienveillance et de la conviction nous inspire, et nous vous remercions de vous mobiliser à nos côtés.

Merci d’avoir contribué à faire de ces victoires une réalité. 💚


PHOTO DU MOIS

Pssst! Vous voulez voir quelque chose de chouette? Voici une photo d’activistes de Greenpeace protestant contre le transport de pétrole russe dans des navires-citernes vétustes (et non assurés)! On y voit le groupe naviguer vers le pétrolier à bord d’un bateau pneumatique dans la mer Baltique, portant une banderole sur laquelle on peut lire Oil Kills! (« Le pétrole tue! »)

The image shows a group of Greenpeace activists sailing towards a tanker on an inflatable, holding a banner that read "oil kills."
Des activistes de Greenpeace allant à la rencontre d’un pétrolier dans la mer Baltique.

Il y a un an, ce navire pétrolier a dérivé pendant des heures au large de Rügen, une île allemande de la mer Baltique. Incapable de manœuvrer, il a failli s’échouer et a été remorqué par les autorités allemandes. Depuis, le navire est ancré dans une rade (un bassin désigné où les bateaux peuvent mouiller) et constitue une menace pour l’environnement.

Cette image est un rappel visuel de l’audace et de la détermination qui sous-tendent notre travail de plaidoyer en ce début d’année – et qui, nous l’espérons, nous permettront de remporter d’autres victoires de taille pour l’environnement au cours des mois à venir!