Sous la surface agitée des océans, à des centaines de kilomètres des côtes, il existe un monde invisible à nos yeux, peuplé de prédateurs, de formes de vie anciennes et de cités perdues.

Sea Angel. © Alexander Semenov

Le gymnosomata est une créature marine profonde que l’on trouve dans l’Arctique. Cette photo est issue d’une série photographique sur les créatures marines documentées par le biologiste marin, explorateur et photographe sous-marin Alexander Semenov, chef de l’équipe de plongeurs de la station biologique de la mer Blanche de l’Université d’État de Moscou. © Alexander Semenov

Les espaces océaniques situés au-delà des frontières abritent des espèces encore plus diverses que les forêts tropicales. Ils abritent les chaînes de montagne les plus hautes et les plus étendues de la planète, et des canyons assez profonds pour y abriter l’Everest. On y trouve les routes migratoires des baleines, tortues, albatros, thons…

Mais les menaces se multiplient sur ces écosystèmes : dérèglements climatiques, pollution plastique, extraction minière et surpêche mettent à mal la santé des océans. Heureusement, nous avons une lueur d’espoir : les Etats membres de l’ONU travaillent sur un traité international qui pourrait ouvrir la voie vers la création d’un réseau d’aires protégées couvrant un tiers des océans. Ces zones seraient dès lors hors de portée des industries destructrices. Encore faut-il que les gouvernements  saisissent correctement l’enjeu et fassent preuve de courage politique.

Cette année, nous mettrons donc tout en œuvre pour obtenir de la part des États un traité ambitieux. Faisons pression pour que le gouvernement fédéral et les gouvernements mondiaux s’engagent en faveur de la protection de la haute mer.

SIGNEZ LA PÉTITION

 

Si nous obtenons un tel traité, nous garantissons l’avenir des océans et donc le nôtre. Cet accord offrira le cadre juridique nécessaire pour mettre à l’abri de vastes zones océaniques et renforcer la résilience des océans face aux changements climatiques.

Notre mission : documenter les impacts sur les écosystèmes

Située au-delà des eaux nationales la haute mer fait partie des régions les moins étudiées et les moins réglementées de la planète. Pour lui offrir la protection dont elle a besoin, il nous faut mieux la connaître.

Pour ce faire, nous allons traverser l’Océan Atlantique du pôle Nord au pôle Sud, accompagnés de scientifiques et d’experts de la biologie marine qui nous aideront à documenter nos recherches. Les océans sont dans un état critique mais les maux dont ils souffrent sont quasiment invisibles. Notre but est de les rendre visibles et présenter ainsi le meilleur argumentaire possible en faveur d’un traité ambitieux pour la protection de la haute mer.

La première escale de cette expédition d’un an se fera en Arctique, où se rend actuellement un équipage composé de spécialistes de campagne de Greenpeace et de scientifiques spécialisés dans l’étude des impacts des dérèglements climatiques sur l’océan Arctique.

Au cours de cette expédition, nous allons documenter la fonte des glaciers due à un climat arctique en mutation, l’impact généralisé de la pollution plastique sur la faune sauvage de la mer des Sargasses et les dangers que représentent l’extraction minière en eaux profondes. En chemin, nous rencontrerons la faune unique des deux pôles, des baleines à bosse de l’Arctique aux emblématiques manchots de l’Antarctique.

Nous dénoncerons des industries destructrices pour l’environnement et en particulier pour les océans : pêche illégale dans les eaux de l’océan Atlantique sud, forages pétroliers près du Récif de l’Amazone…

Un navire : l’Esperanza

Pour cette grande aventure, il nous fallait le plus grand navire de la flotte de Greenpeace : nous embarquerons donc à bord de l’Esperanza.

MY Esperanza in the Indian Ocean. © Will Rose / Greenpeace

Vue aérienne du navire Esperanza dans l’océan Indien. © Will Rose / Greenpeace

Cet ancien navire russe de lutte contre les incendies se bat depuis 15 ans pour mettre en lumière les urgences environnementales. Il s’est déjà rendu dans les eaux claires des Seychelles pour lutter contre les méthodes de pêche destructrices et au large du Brésil pour faire face aux pétroliers qui souhaitent forer près du Récif de l’Amazone. Il sera donc un parfait compagnon de route.

Nous ne manquerons pas de vous donner des mises à jour sur ce voyage épique, car notre équipage aura besoin du maximum de personnes pour relayer ses observations en mer afin qu’elles ne soient pas ignorées. Appuyez notre mission aujourd’hui en ajoutant votre nom à notre pétition.