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L’année 2018 a rappelé au monde entier que les conséquences de la crise climatique sont déjà là. Il y a moins de deux mois, un rapport spécial du GIEC rappelait l’urgence de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et l’ampleur des efforts nécessaires pour relever ce défi. Dans quelques jours, les gouvernements se rendront aux négociations climatiques de la COP24 à Katowice, en Pologne. Ils doivent absolument accélérer sur la question climatique. Quels sont les enjeux de cette COP ?

2018 l’a montré : la crise climatique est déjà là

California Holy Wild Fire

Août 2018 : les automobilistes regardent les flammes du feu « Holy Fire » près de Corona, Californie. Ces derniers mois, cet État américain a connu des sécheresses plus longues et les incendies les plus dévastateurs de son histoire. © David McNew

L’année 2018 devrait figurer au 4ème rang des plus chaudes jamais enregistréesElle a été marquée par des événements météorologiques extrêmes : feux de forêts meurtriers, typhons, tornades et inondations, canicules répétées en Europe, etc. Partout dans le monde, les conséquences des changements climatiques se font déjà sentir.

Action ahead of the Climate Vulnerable Forum in the Marshall Islands. © Martin Romain

Novembre 2018 : en amont du Forum de la Vulnérabilité Climatique, des activistes se mobilisent aux Îles Marshall pour demander aux dirigeants du monde entier de faire plus pour limiter le réchauffement climatique. © Martin Romain

La dégradation de la Grande Barrière de Corail et la fonte de l’Antarctique qui se sont poursuivies ces dernières années sont également des rappels alarmants du péril que nous courons d’ores et déjà avec une simple hausse de la température de 1°C au-dessus des niveaux préindustriels.

Comme l’Organisation Météorologique Mondiale l’a rappelé le 29 novembre, si les tendances actuelles à la concentration des gaz à effet de serre se poursuivent, la température moyenne à la surface du globe pourrait  augmenter de 3 à 5 degrés Celsius d’ici la fin du siècle. L’indignation que suscite ce décrochage et ces évènements extrêmes doit absolument se transformer en action.

Dernier rapport du GIEC : moment de vérité pour le climat

Activists send Message of Climate Hope in Korea. © Jung Taekyong

Octobre 2018 : les activistes de Greenpeace East Asia déroulent une bannière à Incheon, Corée du Sud, où le GIEC a présenté son rapport spécial sur la cible de 1,5° C : « Nous avons toujours de l’espoir : agissez pour le climat maintenant ! » © Jung Taekyong

Le rapport spécial du GIEC sur la cible de 1,5°C, paru il y a moins de deux mois, démontre que les émissions mondiales de CO2 doivent être divisées par deux d’ici à 2030. Elles devront ensuite tomber à zéro, d’ici la moitié du siècle au plus tard. Selon le GIEC, il est attendu que le réchauffement climatique dépasse les 1,5°C entre 2030 et 2052 s’il suit son rythme actuel.

 

Ce rapport spécial a été demandé par les gouvernement à la suite de l’accord de Paris de 2015 : c’est sans doute le plus important des rapports scientifiques sur le climat publiés à ce jour. Il montre clairement que limiter le réchauffement à 1,5°C est difficile mais réalisable si nous agissons vite, radicalement et que nous accélérons sur tous les fronts. Le cri d’alarme du GIEC ne doit pas rester lettre morte : la COP24 doit générer une réponse à la hauteur de l’urgence.

COP24 : une course contre la montre pour que la planète reste vivable

Inside Conference Centre at COP23 in Bonn. © Bernd Lauter

Novembre 2017 : les négociateurs de la COP23 se réunissent à Bonn, en Suisse, deux ans après l’Accord de Paris pour le climat. © Bernd Lauter

Deux semaines pour rendre l’Accord de Paris crédible, grand enjeu de la 24ème COP

La COP24 doit être le moment d’une réponse internationale pour rendre crédible l’accord mondial pour le climat et remettre la planète sur le chemin d’un réchauffement limité à 1,5°C. Face au besoin urgent d’accélérer l’action climatique avant 2020, seule une diplomatie active accompagnée de mesures nationales cohérentes et ambitieuses permettra de définir un vrai leadership sur le climat en France et dans l’Union européenne.

L’Union Européenne, acteur clé pour regrouper les États autour de l’Accord de Paris

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28 novembre 2018, Pologne : des activistes de Greenpeace escaladent une cheminée de 180 mètres de la centrale de Belchatow, plus grande centrale à charbon d’Europe. © Greenpeace

Depuis 1980, l’Europe a perdu 450 milliards d’euros dans les catastrophes naturelles liées au changement climatique. Ces dommages économiques se sont accentués ces dernières années. Le 28 novembre dernier, la Commission européenne a reconnu que les contributions actuelles des pays de l’Union permettraient de réduire les émissions de seulement 60% d’ici 2050. Une telle trajectoire mettrait l’Europe complètement hors des clous de l’Accord de Paris de 2015. Or, jusqu’à présent, les États-membres n’ont pas été capables de relever en conséquence la contribution de l’UE à la lutte contre le changement climatique.

Afin de remédier à ce décrochage entre politiques publiques et résultats scientifiques, et d’encourager les pays membres à réhausser leurs ambitions climatiques, la Commission européenne a présenté une Stratégie de long terme pour le climat et s’est positionnée publiquement pour le scénario le plus ambitieux, à savoir la neutralité carbone en 2050 au plus tard. Les états-membres vont devoir maintenant se positionner de manière ambitieuse : l’Europe doit prendre sa juste part dans la lutte globale contre le dérèglement climatique et montrer un leadership exemplaire.

Ce n’est plus notre avenir qui est en danger, c’est notre présent. Lors de cette 24ème COP, nous attendons des dirigeants qu’ils agissent concrètement pour enrayer la crise climatique et protéger les populations dont la vie et la survie sont directement menacées. Le « business as usual » n’est plus compatible avec l’enjeu climatique. Le dernier rapport du GIEC le dit très clairement : décideurs politiques, réveillez-vous !

 

Article Source : Greenpeace France