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Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à l’Union Européenne ? Le Brexit ? La libre circulation ? La crise de la dette européenne ?

Jeunesse en grève pour le climat à Berlin.

10,000 lycéens ont manifesté pour plus demander plus d’action climatique devant le ministère de l’économie à Berlin. © Gordon Welters / Greenpeace

Et la protection de l’environnement ? Préserver le vivant n’est pas la première chose à laquelle on pense lorsqu’on se demande de quoi l’UE est responsable. Pour la plupart d’entre nous, il peut être surprenant d’apprendre qu’une grande partie de la législation européenne régit la pureté de l’air et de l’eau, ainsi que la production de la nourriture et de l’énergie que nous consommons chaque jour.

Il s’agit d’une facette de l’UE qui fait rarement la une des journaux. Mais l’UE a instauré des dizaines de lois et directives sur la protection de la nature. Et si nous élisons les bonnes personnes lors des prochaines élections, elle pourrait faire bien plus.

Qu’est-ce que l’UE a fait pour l’environnement ?

Depuis les années 70, l’UE a mis en oeuvre plusieurs réglementations environnementales afin de maintenir la qualité de l’eau et de l’air, assurer l’élimination de nos déchets, nous protéger des produits chimiques toxiques ou encore réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Certaines de ces lois sont si efficaces que les pollueurs font tout ce qui est en leur pouvoir pour s’en débarrasser.

Une série de lois visant notamment à assainir l’air que nous respirons consiste à réglementer l’industrie automobile : en légiférant par exemple sur la quantité maximale de CO2 rejetée par les nouveaux véhicules ou en restreignant la circulation dans les zones très habitées.

En tant que membres de l’UE, les pays qui ne respectent pas cette législation peuvent faire face à une action en justice – et c’est exactement ce qui arrive à ces six gouvernements qui n’ont pas respecté les standards imposés par l’Europe.

De nombreuses lois existent également afin de protéger les rivières, les lacs, les zones humides, les ruisseaux, les eaux côtières et souterraines. Néanmoins la plupart des gouvernements nationaux manquent à leur devoir et ne se conforment pas aux exigences de l’UE. La Commission Européenne – l’organe exécutif de l’UE – doit prendre davantage de mesures pour veiller à l’application des règles internationales en matière de pollution de l’eau.

L’UE a également fixé des normes sur l’usage des Organismes Génétiquement Modifiés (OGMs), qui impose l’évaluation des risques et l’étiquetage de tous les animaux et cultures génétiquement modifiés.

Grâce à ces règles, les agriculteurs de l’UE ne cultivent presque pas d’organismes génétiquement modifiés : au revoir les plantations tolérantes aux herbicides et cultivées dans des champs inondés de substances chimiques dangereuses ! Cependant c’est sans surprise que l’industrie agroalimentaire et certains gouvernements tentent de défaire ces lois.

Subventions agricoles et accords commerciaux

Malgré des résultats globalement positifs, il reste beaucoup à faire afin de réformer la politique européenne, qui a toujours un coût environnemental considérable ne facilite pas la protection de la nature et du climatique.

La Politique Agricole Commune – plus connue sous le nom de PAC – subventionne les pratiques agricoles industrielles dangereuses pour l’environnement. L’argent des contribuables européens est donc utilisé pour financer des activités dommageables pour l’air, les sols et l’eau, qui réduisent l’espace réservé à la faune et la flore et émettent de grandes quantités de gaz à effet de serre. L’UE doit de toute urgence réaffecter ces fonds pour l’agriculture biologique et écologique, afin de préserver nos ressources de production alimentaire.

Les accords commerciaux conclus par l’UE avec un nombre croissant de gouvernements dans le monde accroissent l’empreinte environnementale de l’humanité – en favorisant par exemple un système agricole industriel destructeur qui promeut l’utilisation des terres pour la production d’aliments destinés à l’élevage que pour la consommation humaine.

Certains accords, notamment celui entre l’UE et le Canada, pourraient également amener certaines entreprises à s’attaquer aux normes européennes en matière de santé et d’environnement par le biais de certains tribunaux d’investissement.

Pourquoi voter aux élections européennes ?

Le problème le plus pressant est évidemment la crise climatique mondiale. Puisqu’il s’agit d’un problème planétaire, nous avons besoin d’une solution internationale. Donc en tant que puissant regroupement de nations travaillant ensemble, l’UE est mieux placée que quiconque pour s’attaquer au problème.

L’UE s’est déjà fixé des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre : mais ceux-ci ne permettent toujours pas de maintenir le réchauffement climatique sous le seuil des 1,5°C, au-delà duquel nous exposerons la planète à de très sérieuses conséquences pour la vie et les écosystèmes.

Mais l’Union Européenne ne peut faire mieux que si nous votons pour des politiques qui reconnaissent l’importance de la protection de la planète et agissent en sa faveur. Ce n’est qu’en maintenant, en appliquant et en élargissant les lois environnementales que nous pourrons empêcher l’effondrement du climat et de la faune.

Lors des élections en mai prochain, les Européens pourront façonner le parlement européen dans cette optique. Mais l’inverse est aussi possible. Comme jamais auparavant, des politiciens qui se moquent de l’environnement, et questionnent ouvertement la science climatique, espèrent prendre le pouvoir au sein de l’UE – et ce grâce à ces campagnes électorales qui attisent la division et un sentiment anti-européen.

Et c’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons pas rester chez nous en mai. Si des climatosceptiques sont élus en nombre, cela ralentirait les progrès au moment où l’urgence climatique les nécessite le plus. Si vous ne l’avez pas déjà fait, assurez-vous de noter les élections dans votre calendrier, et invitez votre famille et vos amis à le faire.

 

Article Source : Greenpeace EU Unit