#Nucléaire

C’est pas bientôt fini le nucléaire ?

S'engager

Kirchberg, le 6 septembre 2018 – Des militants environnementaux ont déployé cet après-midi devant la Philharmonie au Kirchberg, des banderoles indiquant « Build a nuclear free Europe! Stop Tihange, Cattenom … » ( « Construisez une Europe sans nucléaire! Fermez Tihange, Cattenom … ») lors d’un débat public avec le président de la République française Emmanuel Macron sur le futur de l’Union européenne.

Militants Greenpeace

Emmanuel Macron et le premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel ont rencontré les citoyens aujourd’hui à la Philharmonie lors d’une consultation citoyenne afin de discuter sur l’avenir de l’Europe. Les idées qui ressortiront des consultations citoyennes sont supposées de nourrir la réflexion des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et leur permettre de dégager des priorités d’action pour les cinq à dix ans à venir. © Joshua Marx / Greenpeace

Une Europe sans nucléaire

« Le futur de l’Europe est renouvelable, pas nucléaire. Le président Macron doit prendre des mesures concrètes pour fermer immédiatement certaines des centrales nucléaires les plus dangereuses au cœur de l’Europe et dans lesquelles l’État français a des intérêts financiers. Cela inclut la centrale de Cattenom en France, située à proximité de la frontière avec le Luxembourg. » déclare Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace Luxembourg.

« L’obsession de M. Macron et de la France pour le nucléaire a un impact bien au-delà des frontières françaises. Tout d’abord, l’abondance d’énergie nucléaire non flexible sur le réseau électrique européen bloque la transition énergétique dans toute l’Europe. C’est un non-sens complet étant donné que les énergies renouvelables sont moins chères et plus sûres que l’énergie nucléaire.  Par ailleurs, les centrales nucléaires vieillissantes créent des risques transfrontaliers pour des populations qui ont souvent choisi de sortir du nucléaire. C’est le contraire d’une bonne coopération des peuples et des nations européennes ! », conclut Roger Spautz.

Des militants anti-nucléaires accueillent Macron