Greenpeace et la liberté d’expression attaquées
Un juge du Dakota du Nord a statué que Greenpeace aux États-Unis et Greenpeace International sont responsables de 345 millions de dollars américains de dommages-intérêts envers le géant des oléoducs Energy Transfer – dont le président du conseil d’administration est un milliardaire donateur de Donald Trump.
L’action en justice d’intimidation d’Energy Transfer constitue une attaque glaçante contre la liberté d’expression, conçue pour réduire au silence les entités de Greenpeace par la pression et punir leur solidarité avec la résistance en cours, menée par des peuples autochtones, contre le Dakota Access Pipeline.
Et pourtant, ce jugement , aussi choquant soit-il, n’a fait que renforcer la détermination de Greenpeace International et de Greenpeace aux États-Unis à poursuivre ce combat judiciaire. Les organisations de Greenpeace ne se laisseront pas intimider par les compagnies pétrolières, leurs PDG fortunés ou qui que ce soit qui tenterait d’étouffer les protestations contre leurs activités polluantes.
« Energy Transfer ne parviendra pas à nous faire taire. Greenpeace International continuera à résister à ces tactiques d’intimidation. Nous ne nous laisserons pas réduire au silence. Notre voix et celle de nos allié·es du monde entier ne feront que retentir plus fort contre les entreprises polluantes et les milliardaires qui privilégient leurs profits au détriment du plus grand nombre et de la planète. »
— Mads Christensen, directeur général de Greenpeace International
UN JUGEMENT SANS FONDEMENT SOLIDE
Le jugement publié par le tribunal rejette en partie la première décision rendue par un jury en mars dernier. Cependant, il accorde des centaines de millions de dollars de dommages et intérêts à Energy Transfer sans s’appuyer sur un fondement juridique solide. Ce combat judiciaire est loin d’être terminé aux États-Unis. Le jugement final n’a pas traité ni résolu les graves injustices du procès et du verdict rendu par le jury ; les entités Greenpeace se préparent donc à demander un nouveau procès et, si nécessaire, à faire appel devant la Cour suprême du Dakota du Nord.
« S’exprimer contre les entreprises qui causent des dommages à l’environnement ne devrait jamais être considéré comme illégal, car cela est à la fois garanti par la Constitution américaine et essentiel à la protection de la population et à la bonne santé de notre démocratie. »
— Marco Simons, responsable juridique par intérim de Greenpeace USA
STOP A l’INTIMIDATION
À travers le monde, des milliardaires et des pollueurs qui tirent profit de leurs activités, comme Energy Transfer, ENI, Shell, TotalEnergies, Fonterra et JBS, ont de plus en plus recours à des tactiques d’intimidation, telles que des poursuites judiciaires abusives, pour réduire au silence celles et ceux qui prennent la parole pour le climat et pour un monde juste pour toutes et tous.
Notre mouvement est plus fort que leurs intimidations. Ajoutez votre nom dès maintenant à notre pétition pour montrer aux entreprises polluantes comme Energy Transfer que nous refusons de vivre dans un monde où les entreprises peuvent faire taire les gens ordinaires. Chaque signature renforce le mouvement de résistance contre les procédures-bâillons des entreprises. Merci 💚
