Quand de fortes pluies tombent, elles ne deviennent pas automatiquement une catastrophe.

Ce qui fait la différence, c’est aussi ce qu’elles rencontrent : un climat qui change, des villes vulnérables, des systèmes de drainage insuffisants, des déchets qui bloquent l’écoulement de l’eau et des écosystèmes fragilisés.

Au Cameroun, ces facteurs se combinent et augmentent les risques pour les populations.

Un climat qui rend les extrêmes plus dangereux 🌧️ 

Avec le réchauffement climatique, les épisodes de fortes pluies devraient devenir plus intenses dans une grande partie de l’Afrique centrale et occidentale, augmentant les risques d’inondation. 

Autrement dit, nous sommes de plus en plus exposés lorsque les pluies deviennent extrêmes mais on peut mieux s’y préparer. 

Une forte pluie ne devrait pas paralyser une ville 🏙️ 

Lorsque les systèmes de drainage et d’assainissement sont insuffisants, que les infrastructures ne sont pas adaptées ou que les déchets obstruent l’écoulement de l’eau, les conséquences peuvent être beaucoup plus graves.

Le Plan National Climat du Cameroun reconnaît la nécessité de renforcer les infrastructures face aux inondations et de développer des systèmes d’assainissement plus résilients. 

La mauvaise gestion des déchets, notamment plastiques, peut également obstruer les systèmes de drainage et aggraver les inondations urbaines. 

Détruire nos protections naturelles nous rend plus vulnérables🌳 

Les forêts, les sols et les autres écosystèmes contribuent à retenir l’eau et renforcer la résilience des territoires.

Les protéger les forêts est un impératif si nous ne voulons pas nous priver d’une partie de nos défenses naturelles. C’est pourquoi lutter contre les catastrophes climatiques signifie aussi protéger les écosystèmes et mieux préparer nos villes.

Que pouvons-nous faire ?

Le Cameroun reconnaît la nécessité de rendre les infrastructures plus résilientes et d’améliorer la gestion de l’eau et des déchets. Ce plan a été officiellement approuvé en juillet 2025 mais son suivi soulève des interrogations.

Greenpeace Afrique demande donc au gouvernement camerounais de :

→ Passer des engagements à l’action, en investissant dans des infrastructures et des systèmes de drainage capables de protéger les populations.

→ Renforcer la prévention et la préparation face aux inondations et autres événements climatiques extrêmes.

→ Protéger les forêts et les écosystèmes qui contribuent à notre résilience climatique.

→ S’attaquer à la pollution plastique à la source, en renforçant les systèmes de gestion des déchets et la responsabilité des producteurs.

Et aux grands pollueurs :

→ Réduire rapidement leur contribution au changement climatique.

→ Assumer leur part du coût des dégâts et de l’adaptation, afin que les communautés les plus exposées ne soient pas seules à payer le prix de la crise climatique.

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