12 activistes de Greenpeace mènent aujourd’hui une action lors de l’Assemblée Générale de DEME à Zwijndrecht. Ils alertent les actionnaires présents sur les risques financiers et écologiques colossaux de l’exploitation minière sous-marine. Via sa filiale GSR, DEME est impliquée dans des concessions minières dans l’océan Pacifique couvrant 7,5 fois la surface de la Belgique. Greenpeace appelle DEME à mettre un terme à ses activités de forage en eaux profondes.

« DEME présente aujourd’hui un « spectacle de bonnes nouvelles »à ses actionnaires, mais passe sous silence le fait qu’elle a déjà perdu des millions d’euros dans l’exploitation minière sous-marine — une industrie naissante qui cause des dommages irréversibles à l’océan », déclare Ruth-Marie Henckes, chargée de la campagne Océan chez Greenpeace Belgique. « En s’obstinant dans cette voie, l’entreprise met sa réputation en jeu, risque de causer des dommages irréparables à l’océan ainsi qu’au climat, et prend des risques financiers irresponsables avec l’argent de ses actionnaires. »

Philip Reynaers/Greenpeace
À l’aide de banderoles, les activistes rendent visible ce que DEME préférerait cacher : l’exploitation minière sous-marine est un mauvais investissement.

Pour la deuxième année consécutive, Greenpeace mène une action lors de l’Assemblée Générale de DEME. Avec des kayaks sur l’Escaut, une grande banderole à l’entrée et des panneaux le long des routes d’accès, les activistes ont fait en sorte que leur message soit impossible à ignorer. À l’intérieur, les collaborateurs de Greenpeace ont distribué aux actionnaires une brochure détaillant les risques financiers, écologiques et de réputation liés à cette industrie.

« Dans le monde, seule une poignée d’entreprises est prête à associer son nom à cette industrie sale et déficitaire, et DEME en fait partie. Alors que l’entreprise fête ses 150 ans cette année, c’est le moment idéal pour décider de l’héritage qu’elle souhaite laisser », poursuit Ruth-Marie Henckes. « Nous appelons les actionnaires à se distancier de l’exploitation minière sous-marine et à choisir résolument un avenir réellement durable. »

Philip Reynaers/Greenpeace

À propos de l’exploitation minière sous-marine

L’exploitation minière sous-marine est une industrie émergente qui vise à extraire des métaux tels que le cobalt, le nickel et le cuivre du fond des océans, à des kilomètres de profondeur. Les scientifiques avertissent que cela entraînera des dommages irréversibles pour l’écosystème unique de l’océan, avec des conséquences sur la biodiversité, la pêche et le climat. À ce jour, 40 pays, dont la France et l’Allemagne, soutiennent un moratoire sur ces pratiques. De plus, 72 grandes entreprises technologiques et automobiles, dont Google, Apple, BMW et Volvo, se sont engagées à ne pas utiliser de minéraux provenant des profondeurs marines.

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