Bruxelles, le 28 juin 2026 – Des activistes de Greenpeace Belgique ont déployé une immense banderole sur la Grand-Place, en marge des célébrations du 250e anniversaire des États-Unis prévues plus tard dans la journée. “War. Greed. Energy Crisis. What’s there to celebrate?” pouvait-on lire sur la banderole qui s’étendait sur 600 mètres carrés.

© Greenpeace

Dans un contexte de célébrations données en l’honneur des Etats-Unis, l’action de Greenpeace dénonce l’agenda politique et économique de l’administration Trump. Même si certains représentants européens, comme Ursula von der Leyen, ont refusé de confirmer leur présence, la fête devrait cet après-midi se tenir en présence de notre premier ministre Bart De Wever, du secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, et de nombreux invités de marque. 

“Alors qu’une vague de chaleur historique et meurtrière frappe notre pays, il est honteux que nos autorités déroulent le tapis rouge à une administration ouvertement climato-sceptique et organisent cette célébration fastueuse” déclare Nadia Cornejo, porte-parole de Greenpeace Belgique. “Trump déstabilise la géopolitique mondiale, ce qui nous menace tous et toutes. Il est urgent que nos responsables politiques, européens comme belges, refusent de céder à ses intimidations, et veillent à défendre les intérêts des citoyennes, des citoyens et de la planète contre ceux de Trump et de ses amis milliardaires”.

Dans un contexte d’instabilité mondiale croissante alimentée par la Maison Blanche, Greenpeace met en garde contre la politique étrangère imprévisible de Trump et son programme de « domination énergétique », qui attisent les conflits, aggravent la crise énergétique mondiale et affaiblissent la coopération internationale. L’administration Trump multiplie les manœuvres commerciales agressives pour affaiblir les institutions démocratiques et les protections environnementales européennes. 

“Alors que la Belgique et l’UE se détournent enfin du gaz fossile de la Russie de Poutine, les pays européens augmentent rapidement notre dangereuse dépendance au gaz de schiste importé des États-Unis” conclut Nadia Cornejo. “Continuer à caresser l’administration Trump dans le sens du poil met en péril nos ambitions climatiques de l’UE et notre indépendance face aux tyrans.”