VANCOUVER – Le 8 mai 2026, Greenpeace lancera officiellement une mission scientifique sans précédent d’une durée d’un mois dans les profondeurs de l’Arctique. Baptisée l’expédition Deep Arctic, cette démarche historique est la première en son genre dans l’histoire de l’organisation. En collaboration avec des scientifiques des grands fonds marins, Greenpeace déploiera un navire de recherche ultramoderne pour explorer certaines des régions les plus profondes de l’océan, afin de recueillir des données essentielles et d’étudier la biodiversité de ces écosystèmes, qui comptent parmi les plus anciens sur Terre. L’expédition, qui atteindra des profondeurs pouvant aller jusqu’à 3 000 mètres, sera retransmise en direct dans le monde entier et pourra être visionnée gratuitement en ligne.
Cette mission intervient à un moment charnière pour l’avenir des grands fonds marins, alors que la menace que pose l’industrie émergente de l’exploitation minière en eaux profondes se fait de plus en plus pressante. La minière The Metals Company (TMC), dont le siège se trouve à Vancouver, cherche actuellement à ouvrir le plancher océanique à l’exploitation commerciale en contournant les cadres réglementaires internationaux établis, avec l’appui de l’administration Trump.
Le rapport Faire main basse sur la haute mer : l’imbroglio juridique de The Metals Company, publié par Greenpeace Canada en mars 2026, a révélé comment l’entreprise tente de se soustraire aux processus en place en se tournant vers les États-Unis pour obtenir l’autorisation de mener des activités d’exploitation dans les grands fonds. Le 1er mai 2026, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) – l’agence gouvernementale américaine auprès de laquelle TMC sollicite des autorisations – a déterminé que la demande de la société répondait à toutes les exigences de conformité requises. À la suite de ce développement, TMC a affirmé qu’elle prévoyait de recevoir les permis nécessaires pour commencer ses opérations d’exploitation minière en eaux profondes dès mars 2027.
Sheila Sampath, responsable de la campagne Nature et Biodiversité chez Greenpeace Canada, a déclaré :
« Nous nous trouvons à un tournant décisif pour la protection des océans. En invitant les gens à explorer les grands fonds marins avec nous en temps réel, nous leur offrons la possibilité de découvrir des écosystèmes d’une vulnérabilité et d’une beauté extraordinaires. L’exploitation minière en eaux profondes progresse plus vite que les connaissances scientifiques, mettant en péril une biodiversité irremplaçable. Le Canada ne peut pas demeurer impassible alors que des entreprises qui ont leur siège ici profitent de flous réglementaires qui mettent en péril la santé des océans de la planète. »
Abritant des écosystèmes anciens et une biodiversité vulnérable, les grands fonds marins restent l’une des régions les moins explorées de la planète et font aujourd’hui l’objet d’une pression croissante de la part de l’industrie de l’exploitation minière en eaux profondes.
Au cours de cette expédition d’un mois, Greenpeace et les scientifiques à bord ouvriront une fenêtre inédite sur les écosystèmes fragiles des grands fonds grâce à des recherches menées en temps réel, à des profondeurs encore jamais filmées ou étudiées. L’opposition à l’exploitation minière en eaux profondes continue de gagner du terrain parmi les scientifiques, les communautés autochtones, les entreprises, les institutions financières et les organisations de la société civile à travers le monde. L’expédition se terminera à Bergen, en Norvège, au début du mois de juin, où les premiers résultats seront communiqués au public et aux décisionnaires.
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Notes aux éditeur·rices :
L’expédition Deep Arctic de Greenpeace devrait durer du 8 mai 2026 au 5 juin 2026. Des retransmissions en direct des fonds marins arctiques sont prévues entre le 15 et le 30 mai 2026. L’équipe de recherche rassemble des scientifiques de Suède, d’Espagne, de Norvège et d’Allemagne. Les langues parlées lors de l’expédition seront l’anglais, le français, l’allemand, l’espagnol, le catalan, le norvégien et le suédois.
Des photos, des vidéos et des cartes sont disponibles dans la médiathèque de Greenpeace.
Le rapport Faire main basse sur la haute mer : l’imbroglio juridique de The Metals Company de Greenpeace Canada est disponible ici.
Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Sarah Micho, conseillère aux communications, Greenpeace Canada [email protected], +1 647 428 0603


