Le réseau affirme avoir touché plus de 100 millions de personnes avec ses messages pro-énergies fossiles par l’entremise de la publicité, des médias et du lobbying

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8 octobre 2026

Toronto — Une nouvelle enquête de Greenpeace Canada, Dans les coulisses du pétro-populisme : enquête sur un réseau secret d’organisation de façade au service de l’industrie pétrolière canadienne, a identifié un réseau coordonné de plus de 30 organisations pro-énergies fossiles recevant le soutien de bailleurs de fonds dont l’identité demeure inconnue. Ensemble, ils cherchent à influencer l’opinion publique et les politiques énergétiques au Canada, alors que les organisations du réseau se présentent comme des voix indépendantes et, dans certains cas, citoyennes.

Parmi les principales conclusions de l’enquête :

  • Plus de 30 organisations : le réseau regroupe des groupes de défense d’intérêts et des groupes dits « citoyens », des groupes de réflexion, des médias, des entreprises technologiques, des groupes de lobbying et des initiatives éducatives.
  • Plus de 100 millions de personnes auraient été touchées : selon le compte rendu d’une rencontre avec les bailleurs de fonds, le réseau affirme avoir touché plus de 100 millions de personnes et généré plus de 50 millions d’impressions par mois.
  • Des publics ciblés : les membres du réseau ciblent différents publics, notamment les femmes, les jeunes et les étudiants, les communautés autochtones, le personnel enseignant et les décideurs politiques.
  • Des liens avec l’industrie pétrolière : l’enquête retrace des liens institutionnels entre Energy in Action (EIA) et l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP), tandis que des informations rendues publiques montrent que plusieurs membres du réseau reçoivent du financement de l’industrie des énergies fossiles.
  • Désinformation climatique et opérations d’influence : Greenpeace Canada a documenté des exemples de désinformation climatique, des attaques contre des militants pour le climat ainsi que des opérations d’influence menées de façon dissimulée par certaines organisations du réseau.

L’enquête détaille les activités du réseau Energy in Action (EIA) et documente ses liens avec Canadian Energy Prosperity (CEP), un groupe de bailleurs de fonds dont l’identité demeure inconnue. Parmi les documents découverts par Greenpeace Canada, certains montrent des membres du réseau EIA présentant les résultats de leurs campagnes, leurs stratégies, leurs activités et leurs projets à venir lors de rencontres avec les bailleurs de fonds de CEP, tenues au Petroleum Club de Calgary en juillet 2025 et en janvier 2026.

Le réseau EIA a commencé ses activités au début de 2025, environ dix mois après l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions fédérales contre l’écoblanchiment et le retrait, par certaines des plus grandes compagnies pétrolières canadiennes, d’allégations environnementales de leurs sites Web.

« À un moment où les campagnes de désinformation stratégique faussent de plus en plus les débats politiques au Canada et ailleurs dans le monde, les Canadiens.nes ont le droit de savoir qui cherche à les influencer et qui finance cette influence », a déclaré Keith Stewart, stratège principal en énergie chez Greenpeace Canada. « Les organisations sont libres de défendre les politiques qu’elles soutiennent. Le problème survient lorsque des campagnes coordonnées sont présentées comme provenant de voix indépendantes ou citoyennes, sans transparence sur ceux qui les financent. »

Greenpeace Canada souligne que la coordination entre organisations n’est ni inhabituelle ni problématique en soi. Le problème mis en évidence par l’enquête est le manque de transparence entourant le réseau et son financement. Greenpeace Canada demande aux membres du réseau Energy in Action de rendre publiques leurs sources de financement et de cesser de participer à des campagnes de déni et de désinformation climatiques.

« Ce qu’on a découvert offre aux Canadiens.nes un rare aperçu des coulisses de la manière dont des groupes et des entreprises pro-pétrole opèrent au sein d’un réseau coordonné », a déclaré Abde Amr, stratège principal en enquêtes chez Greenpeace Canada. « Il s’agit des documents propres au réseau, dans lesquels ses membres se félicitent de leur influence sur les politiques publiques et présentent à leurs bailleurs de fonds les différentes méthodes qu’ils utilisent pour façonner le débat sur l’énergie au Canada. »

L’enquête a été menée à l’aide de techniques d’investigation en sources ouvertes. Les documents examinés étaient accessibles au public et ne nécessitaient aucun identifiant ni aucune authentification.

Greenpeace Canada a sollicité le réseau EIA pour obtenir ses commentaires le 5 octobre, en utilisant l’adresse courriel indiquée sur sa plateforme, mais n’a reçu aucune réponse au moment de la publication.

Lire l’enquête complète : Dans les coulisses du pétro-populisme : Enquête sur un réseau secret d’organisation de façade au service de l’industrie pétrolière canadienne

Pour en savoir plus sur notre enquête, consultez la page de la campagne.

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Contact médias :
Patou Oumarou
Chargée aux communications de campagne, Climat et Énergie
[email protected]
+1 418 431 0263

Porte-paroles disponibles :
Keith Stewart, stratège principal en énergie, Greenpeace Canada
Abde Amr, stratège principal en enquêtes, Greenpeace Canada