L’été est à nos portes, et en regardant les arbres et les fleurs s’épanouir, je me rappelle que nos campagnes évoluent souvent au même rythme. Notre travail consiste à semer des graines de changement, même si les résultats prennent du temps à se concrétiser. Les progrès ne sont pas toujours visibles immédiatement, mais ils finissent par porter leurs fruits. C’est dans cet esprit d’espoir et de persévérance que je souhaite vous faire part de quelques-unes des victoires remportées récemment au sein du réseau Greenpeace.
FAITS MARQUANTS
RÉSOLUTION HISTORIQUE À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES

L’année dernière, la plus haute instance judiciaire du monde s’est prononcée clairement en faveur de la justice climatique.
En juillet 2025, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis consultatif historique sur les obligations des États en matière de changements climatiques. Elle y affirme que le droit à un environnement propre, sain et viable est essentiel à la réalisation de tous les autres droits de la personne, et que les gouvernements doivent prendre en considération les générations futures dans leurs décisions climatiques. Elle demande également aux États de réglementer les entreprises afin qu’elles soient tenues responsables des dommages causés par leurs émissions, où qu’ils surviennent.
L’Assemblée générale des Nations Unies vient de franchir une première étape importante dans la mise en œuvre de cet avis. Le 20 mai, les États membres ont adopté à une large majorité une résolution allant dans ce sens, avec 141 voix pour. Ce résultat confirme les conclusions de la Cour et appelle les gouvernements à harmoniser leurs politiques avec leur obligation légale de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C.
Cette victoire marque l’aboutissement de six ans de campagne par le réseau Greenpeace! L’initiative, qui rassemblait au départ des jeunes de la région du Pacifique et le gouvernement du Vanuatu, a progressivement gagné en ampleur pour devenir un mouvement mondial. Cette vague de mobilisation citoyenne a contribué à transformer l’agenda climatique, en faisant de l’action climatique un devoir légal plutôt qu’un simple choix politique.
AVANCÉE MAJEURE DANS LE RECOURS INTENTÉ PAR GREENPEACE INTERNATIONAL CONTRE ENERGY TRANSFER

Des personnes se sont rassemblées devant le nouveau palais de justice d’Amsterdam en juillet 2025 pour marquer le début du procès intenté par Greenpeace International contre Energy Transfer.
Greenpeace International a franchi un obstacle important dans son combat juridique contre Energy Transfer.
En février 2025, Greenpeace International a engagé une action en justice devant un tribunal néerlandais afin d’obtenir le remboursement des dommages et des frais liés aux poursuites de la société américaine Energy Transfer contre les entités de Greenpeace aux États-Unis.
Le 3 juin 2026, le tribunal a rejeté les demandes préliminaires d’Energy Transfer visant le rejet ou la suspension de l’affaire. Il a ordonné à l’entreprise de présenter sa défense conformément au droit néerlandais et de rembourser les frais de justice encourus par Greenpeace International.
Il s’agit de la troisième fois qu’Energy Transfer échoue à mettre fin à cette procédure, après des contestations juridiques infructueuses devant deux paliers judiciaires de l’État du Dakota du Nord.
Cette victoire, qui confirme que la persévérance porte ses fruits lorsqu’il s’agit de contraindre les pollueurs les plus puissants à respecter la loi, marque une étape décisive dans la lutte mondiale contre l’intimidation des entreprises.
Alors que Greenpeace International célèbre cette avancée importante aux Pays-Bas, le combat juridique se poursuit aux États-Unis. Les entités de Greenpeace visées par la poursuite-bâillon intentée par Energy Transfer ont réclamé la tenue d’un nouveau procès. Et si celui-ci n’est pas accordé, elles sont prêtes à faire appel devant la Cour suprême du Dakota du Nord.
Après tout, la résistance fait partie de notre ADN. Le réseau Greenpeace continuera d’avancer, porté par le respect et l’amour que nos sympathisant·es vouent à la Terre, et aucune poursuite judiciaire ne parviendra à museler notre mouvement.
SUR LE TERRAIN
EXPÉDITION DEEP ARCTIC

Greenpeace a récemment terminé son expédition dans les abysses arctiques, qui a permis la découverte de nouvelles espèces et l’enregistrement de plus de 100 heures d’images vidéo inédites des profondeurs!
Le 8 mai, Greenpeace a entamé une expédition scientifique d’un mois pour explorer les profondeurs de l’Arctique. La mission a réuni une équipe de chercheur·ses de renom pour documenter et protéger la « lacune en banane », une poche isolée d’eaux internationales située entre la Norvège et le Groenland. Cette zone abrite des sources thermales volcaniques, des éponges anciennes et des habitats de baleines.
Cette initiative, la première de l’histoire de notre organisation, intervient à un moment critique, alors que les grands fonds marins sont confrontés à la menace imminente de l’exploitation minière en eaux profondes. Greenpeace fait activement campagne pour protéger ces écosystèmes fragiles dans le cadre du traité mondial sur les océans, tout en nous opposant aux projets de la Norvège visant à ouvrir la région à l’exploitation minière.
Nous ne pouvons pas protéger la surface de la planète tout en détruisant ses profondeurs.
LANCEMENT DU COURT-MÉTRAGE SLAPP SUIT

L’INDUSTRIE VEUT NOUS FAIRE TAIRE.
C’est pourquoi notre voix doit être la plus forte possible. 🔊
Des entreprises malveillantes ont recours à des poursuites abusives, ou « procédures-bâillons », pour tenter de réduire au silence leurs critiques.
En guise de réponse, Javier Bardem et Yasmin Finney ont fait équipe avec le réseau Greenpeace pour dénoncer cette forme d’intimidation.
Nous ne pouvons pas demeurer impassibles. Si vous pensez que le pouvoir appartient au peuple plutôt qu’aux grandes industries, regardez cette vidéo, faites-la circuler et contribuez à amplifier ce message.
PHOTO DU MOIS

Avec ses eaux cristallines, ses canyons océaniques profonds et ses herbiers marins luxuriants, la baie australienne de Jervis est un écosystème d’une grande richesse. Ses divers habitats abritent une faune abondante, notamment des requins, des phoques, des oiseaux de mer et des baleines migratrices.
En mai, Greenpeace Australie-Pacifique s’est rendue dans la baie de Jervis et dans un autre parc marin à bord de l’Oceania, son navire de campagne, afin de documenter la beauté et la biodiversité de ces écosystèmes. L’expédition visait également à mettre en lumière les pratiques de pêche industrielle, notamment le chalutage de fond, qui continuent de menacer ces eaux malgré leur statut d’aire protégée.
Notre organisation exhorte le gouvernement australien à interdire les activités industrielles dans l’ensemble de son réseau national de parcs marins, à créer davantage de sanctuaires océaniques entièrement protégés et à relier les parcs marins australiens à de nouvelles aires marines protégées en haute mer.


