Lorsqu’il faut faire bouger les choses, Greenpeace passe à l’action de multiples façons. Qu’il s’agisse de manifestations audacieuses, de pétitions urgentes, de murales impressionnantes ou d’actions en justice décisives, nous mobilisons tous les moyens à notre disposition pour sensibiliser le public, faire pression en faveur de politiques environnementales plus robustes et demander des comptes aux personnes en position de pouvoir.

Ce mois-ci, je vous présente des histoires en provenance de notre réseau qui m’ont vraiment touchée – des récits empreints de créativité, d’intensité et de détermination qui, je l’espère, vous inspireront tout autant.

FAITS MARQUANTS

Greenpeace Aotearoa remporte son procès contre le plus grand exportateur de produits laitiers au monde!

En 2025, des activistes de Greenpeace Aotearoa (Nouvelle-Zélande) ont occupé l’entrepôt du plus grand fournisseur de tourteau de palmiste de Fonterra.
En 2025, des activistes de Greenpeace Aotearoa (Nouvelle-Zélande) ont occupé l’entrepôt du plus grand fournisseur de tourteau de palmiste de Fonterra.
© Greenpeace

Greenpeace Aotearoa (Nouvelle-Zélande) vient de gagner une victoire importante contre les tactiques d’écoblanchiment de l’industrie laitière intensive.

En 2024, l’organisation a engagé une action en justice contre Fonterra, le géant laitier néo-zélandais, pour avoir induit le public en erreur en imprimant de fausses allégations sur les emballages de son beurre. Fonterra affirmait que son beurre de marque Anchor était « 100 % néo-zélandais » et « issu de vaches nourries à l’herbe ». En réalité, l’alimentation de ses vaches contenait également du tourteau de palmiste, un aliment pour le bétail lié à la destruction de la forêt tropicale en Asie du Sud-Est.

En avril, l’affaire s’est soldée par un accord à l’amiable, et Fonterra a publiquement reconnu avoir enfreint la loi. Cette victoire revêt une importance particulière, car l’écoblanchiment ne fait pas que tromper les gens : il entrave toute action climatique concrète en donnant l’illusion d’un progrès. C’est pourquoi il est essentiel de contester les allégations environnementales vagues, fausses ou mensongères dès qu’elles font surface.

Continuons d’avancer!


Greenpeace Afrique conclut un accord de collaboration officiel avec le ministère sud-africain de l’Eau et de l’Assainissement

En 2025, Greenpeace Afrique a marché aux côtés d’autres organisations de la société civile pour remettre un mémorandum au maire de Johannesburg, appelant le gouvernement à faire preuve de responsabilité et de transparence en ce qui concerne la transition énergétique, l’accès à l’eau potable et la protection de l’environnement.
En 2025, Greenpeace Afrique a marché aux côtés d’autres organisations de la société civile pour remettre un mémorandum au maire de Johannesburg, appelant le gouvernement à faire preuve de responsabilité et de transparence en ce qui concerne la transition énergétique, l’accès à l’eau potable et la protection de l’environnement.

© Greenpeace / Tumelo Mohlamonyane

Greenpeace Afrique mène une campagne audacieuse pour sensibiliser à la crise de l’eau en Afrique du Sud.

Bien que la région ait connu l’une des pires inondations de son histoire il y a quelques mois, les robinets sont à sec à travers le pays. Comme l’écrit Angelo Louw, un éditeur de contenu pour Greenpeace International établi à Johannesbourg, « les crises de l’eau en Afrique du Sud montrent ce qui se passe lorsque les gens doivent composer avec des conditions climatiques difficiles et des systèmes vétustes ». En d’autres termes, les changements climatiques sont la cause première de la pénurie d’eau, tandis que les infrastructures vieillissantes et une mauvaise gestion contribuent à l’aggraver.

En réponse, Greenpeace Afrique s’est rendue sur le terrain pour documenter les réalités de la population locale et soutenir les mouvements communautaires appelant à l’adoption de mesures urgentes et une véritable responsabilisation. Dans le cadre d’une action percutante, des bénévoles ont apporté un verre d’eau sale aux bureaux du ministère en posant une question simple aux fonctionnaires : « Accepteriez-vous de boire cela? »

Et cette mobilisation a porté ses fruits.

Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a invité Greenpeace Afrique à contribuer à la réponse nationale du pays en matière de climat et à nommer un ou une « champion·ne de la lutte contre les changements climatiques », qui collaborera directement avec le gouvernement. C’est Cynthia Moyo, chargée de campagne Climat et Énergie chez Greenpeace Afrique, qui assumera ce rôle essentiel.

Cette initiative marque une avancée considérable dans l’implication de Greenpeace Afrique dans l’élaboration des politiques relatives à l’eau et au climat. Elle démontre également ce qu’il est possible d’accomplir grâce à un engagement à long terme, à des campagnes stratégiques et à des partenariats étroits entre la société civile et les instances gouvernementales.

Une telle réussite incarne parfaitement notre objectif principal : transformer l’ambition politique en action climatique concrète au profit des communautés.


SUR LE TERRAIN

L’Arctic Sunrise a rejoint la flottille mondiale du Sumud, un rassemblement de plus de 70 navires ayant pris la mer en direction de Gaza pour défier le blocus imposé par Israël.
L’Arctic Sunrise a rejoint la flottille mondiale du Sumud, un rassemblement de plus de 70 navires ayant pris la mer en direction de Gaza pour défier le blocus imposé par Israël.

© Max Cavallari / Greenpeace

De Pujarini Sen, responsable de projet à bord de l’Arctic Sunrise :

Le navire Arctic Sunrise de Greenpeace a rejoint la flottille mondiale du Sumud pour appuyer une mission citoyenne pacifique qui conteste le blocus de Gaza et exige un accès sûr et sans entrave aux côtes gazaouies pour acheminer une aide humanitaire.

Le rôle du navire est clair : fournir un soutien maritime technique et opérationnel à la flottille et l’aider à traverser la Méditerranée en sécurité avant de parcourir les 200 derniers milles nautiques jusqu’aux côtes de Gaza.

Cet acte de solidarité, de soutien pratique et de résistance non violente repose sur la conviction que, lorsque les gouvernements ne protègent pas la vie ni ne respectent le droit international, la mobilisation citoyenne s’impose.


LE SAVIEZ-VOUS?

Vous pouvez vous tenir au courant des opérations de nos navires!


PUBLICATION RÉCENTE

Un nouveau rapport publié par Greenpeace Canada fait le point sur les préoccupations juridiques concernant les démarches entreprises par The Metals Company (TMC) pour ouvrir les grands fonds à l’exploitation minière. Intitulé Faire main basse sur la haute mer : l’imbroglio juridique de The Metals Company, il révèle que cette société minière basée à Vancouver contourne – et donc enfreint potentiellement – le droit international en recourant à la voie réglementaire américaine pour obtenir des licences et des permis afin de commencer à extraire des minéraux du plancher océanique.


PHOTO DU MOIS

Des activistes de Greenpeace Andino ont manifesté à l’entrée du Congrès de la Nation argentine, situé à Buenos Aires.
© Martin Katz / Greenpeace

Des activistes de Greenpeace Andino ont manifesté à l’entrée du Congrès de la Nation argentine, situé à Buenos Aires. À travers cette action créative, Greenpeace souhaitait attirer l’attention sur la réforme de la loi sur les glaciers entreprise par le gouvernement argentin et les graves conséquences que cela pourrait avoir sur la sécurité de l’approvisionnement en eau du pays. En résumé, cette réforme législative assouplirait les protections environnementales pour permettre la réalisation d’activités extractivistes (principalement l’exploitation minière) dans des zones qui étaient protégées avant la réforme, y compris des régions glaciaires et périglaciaires. En signe de protestation, les personnes prenant part à l’action se sont assises sur des toilettes pour demander aux sénateur·rices « de ne pas déféquer dans l’eau ».