Mardi soir, je me suis décidée à regarder la vidéo diffusée par Joyce Echaquan, une femme atikamekw de 37 ans, peu de temps avant qu’elle ne trouve la mort dans des circonstances tragiques et inacceptables, à l’hopital de Joliette.

Ça m’a secouée. 
J’ai très mal dormi.
J’ai très mal à mon humanité.

Mes yeux ont immédiatement trouvé leur chemin vers le livre Me and White Supremacy qui se trouve sur ma table de chevet. Dire que le racisme systémique n’existe pas au Québec, c’est faire preuve d’aveuglement volontaire. Penser que nous, chacun·e d’entre nous, n’avons pas de travail à faire sur nous-mêmes est inacceptable.

Je ne veux pas faire un long billet. Il est nécessaire d’amplifier d’autres voix en ce moment. Mais je ne peux pas non plus rester silencieuse.

En regardant mon fil Facebook à mon réveil, une publication a retenu mon attention, celle de l’auteure Kim Thúy :

La population des trois bandes atikamekws inscrite totale était de 7 747 membres en 2016. Mois de l'année en…

Posted by Kim Thuy Ly Thanh on Tuesday, September 29, 2020

C’est tellement vrai. Nous avons tellement à apprendre. 

Tout ce que nous avons fait jusqu’ici, c’est entendre. Entendre les propos violents et racistes adressés à Joyce Echaquan dans la vidéo qu’elle a diffusée depuis son lit d’hôpital, juste avant sa mort. Si seulement nous savions également écouter. Cela nous permettrait de nous rendre compte du racisme systémique, de l’injustice et de la brutalité des services publics envers les communautés autochtones et racisées, ici, au Québec.

Aujourd’hui je souhaite que nous, chacun·e d’entre nous, puissions être des allié·es et puissions nous tenir en solidarité aux côtés de la famille de Mme Echaquan et des peuples autochtones, dans leur combat pour demander justice et faire respecter leurs droits. 

Leurs droits aux soins, à la dignité, à la vie.

Hommage à Joyce Echaquan de l’artiste atikamekw Maïlys Flamands

À venir : Rassemblement #JusticePourJoyce à Montréal le 3 octobre (SVP respecter les normes de distanciation physique en vigueur)

Pour participer à la cagnotte pour soutenir financièrement la famille de Joyce Echaquan, cliquez ici.

Pour aller plus loin :

Quelques-unes des actions proposées dans le
Plan d’action de l’APNQL contre le racisme systémique et la discrimination en vue d’apprendre à mieux vivre ensemble :

– Lire Mythes et réalités sur les peuples autochtones

– Suivre l’actualité en vous abonnant [sur les médias sociaux] à des organisations autochtones comme l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Femmes Autochtones du Québec (FAQ), le Réseau jeunesse des Premières Nations Québec- Labrador et autres organisations des Premières Nations au Québec en faisant des recherches sur Internet.

– Partager le contenu médiatique positif portant sur les Premières Nations dans les réseaux sociaux.

– Parler aux membres de vos familles, ami·es et proches de l’importance du rapprochement entre les Québécois·es et les Premières Nations afin d’améliorer nos relations sur tous les territoires et régions.

– Envoyer une lettre au premier ministre Legault et à vos élu·es locaux·les pour leur signifier votre désir d’améliorer les relations avec la population locale des Premières Nations.

– Valoriser l’apport économique des Premières Nations dans l’économie québécoise, particulièrement en région.

– Promouvoir les collaborations entre jeunes et écoles.