The Goodman Group Ltd., un cabinet d’experts-conseils en énergie et économie, en collaboration avec Greenpeace et Équiterre, ont publié une analyse critique des retombées économiques pour le Québec du passage et traitement des sables bitumineux de l’Alberta, promues par les promoteurs de industrie pétrolière. Le rapport » Transport et traitement du pétrole brut des sables bitumineux au Québec: enjeux économiques » avance des retombées négligeables pour le Québec et déconstruit plusieurs mythes par rapport à l’industrie.

L’industrie favorise les oléoducs comme moyen de transport parce qu’ils ne coûtent pas cher et ne sont pas intenses point de vue du main d’oeuvre. Voilà pourquoi leur apport économique est tellement négligeable. Effectivement, chaque million de dollars investi dans les projets de construction d’oléoducs et d’amélioration des raffineries se traduit par la création d’environ huit années- personnes de travail au Québec. À titre comparatif, pour le même montant investi dans la construction d’installations d’énergie verte, 15 emplois sont créés.

Contrairement aux effets économiques minimes, un déversement d’oléoduc peut avoir des impacts énormes sur l’environnement, les cours d’eau, la société humaine et la sécurité publique, tel que démontré à la rivière Kalamazoo, au Michigan en 2011 et par l’explosion tragique de décembre 2013 à Qingdao en Chine. Le Québec se retrouvera à assumer la presque totalité des risques et des coûts engendrés par les déversements et les autres impacts environnementaux, sans que les gains économiques viennent compenser ceux-ci.

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