Un an après l’entrée en fonction de l’Arizona, très peu de progrès ont été réalisés vers la fameuse “politique énergétique sensée” promise dans l’accord de coalition. Il n’y a pas de vision à long terme qui tient la route, les milliards de cadeaux fiscaux accordés à l’industrie font grimper la facture des ménages et le développement de l’éolien offshore, l’atout renouvelable majeur de notre pays, est au point mort.
Le plan stratégique du ministre de l’Énergie Mathieu Bihet ne laisse pas présumer d’amélioration en 2026 :
- La date butoir pour le lancement de la première nouvelle zone éolienne offshore risque de ne pas être respectée, et la transparence fait défaut quant aux modalités de l’appel d’offres.
- Bien que l’objectif pratiquement irréalisable de 4 gigawatts d’énergie nucléaire ait été abandonné, le ministre continue de s’accrocher avec dogmatisme à cette technologie risquée.
- Afin de satisfaire l’industrie lourde avec des réductions énergétiques, le gouvernement fait supporter les coûts aux petits consommateurs (familles et PME) et aux contribuables.
De plus, les lacunes du plan stratégique du ministre Bihet sont au moins aussi importantes que les plans souvent vagues qui y figurent :
- La création d’un Conseil supérieur de l’approvisionnement énergétique, chargé de donner des avis objectifs à long terme, indépendamment du secteur, a complètement disparu de la note.
- Il n’est fait aucune mention de la consommation intelligente d’énergie ou de la maîtrise de la demande énergétique, alors qu’il s’agit d’une stratégie efficace et peu coûteuse qui a fait ses preuves pour parvenir à un système énergétique plus durable, plus robuste et plus autonome.
- Il est également difficile de trouver un plan visant à supprimer progressivement les subventions aux énergies fossiles, alors que la Commission européenne appelle instamment notre pays à réduire ces aides « inefficaces ».
Voici notre analyse complète du plan stratégique du ministre de l’Énergie Bihet, en collaboration avec Bond Beter Leefmilieu et Canopea.



