Bruxelles, 24 mars 2026 – Présent·es à l’entrée du Belgian Wind Day, des activistes de Greenpeace Belgique ont interpellé le ministre fédéral de l’énergie, Mathieu Bihet. L’ONG dénonce l’absence de stratégie de notre pays en matière d’énergie. Alors que nos gouvernements se réunissent actuellement pour trouver des solutions à la crise énergétique, Greenpeace présente un plan d’action en 27 recommandations pour diminuer rapidement notre dépendance aux énergies fossiles et contrer l’explosion des prix qui impactent actuellement directement les citoyen·nes.

“Nous avons payé le prix fort en 2022 lorsque la Russie a attaqué l’Ukraine” déplore Elodie Belleflamme, chargée de campagne en transition énergétique chez Greenpeace Belgique. “Quatre ans plus tard, il semble que notre gouvernement n’en a tiré aucune leçon. Les factures d’énergie des ménages menacent une nouvelle fois d’exploser, suite aux attaques illégales menées par les Etats-Unis et Israël sur l’Iran. La situation actuelle démontre une nouvelle fois que pour le bien des citoyen·nes et de l’industrie, un plan de sortie des énergies fossiles est indispensable.”
L’Europe a remplacé sa dépendance au gaz russe arrivant par pipeline avant la guerre en Ukraine, par celle au gaz fossile liquéfié, notamment en provenance des Etats Unis.
“Il s’agit d’une erreur stratégique majeure, et notre pays est directement concerné” poursuit Elodie Belleflamme. La Belgique figure en effet parmi les 12 pays européens ayant le moins réduit leur consommation de gaz entre 2022 et 2024. La part des énergies renouvelables y reste inférieure à 14 %, très loin derrière la Suède (66 %), la Finlande (48 %) ou le Danemark (41 %).
Le développement de l’offshore mis à l’arrêt
Le ministre de l’Energie Mathieu Bihet donne lui-même le mot de bienvenue du Belgian Wind Day, une conférence portant sur l’énergie éolienne. “Un comble”, selon Elodie Belleflamme. “Avec ses atermoiements depuis le début de la législature, monsieur Bihet a mis un coup d’arrêt dans le développement des projets éoliens en mer du Nord”.
Greenpeace propose un plan d’urgence en 27 mesures pour réduire la dépendance de notre pays aux énergies fossiles, couvrant 4 secteurs clés : la mobilité, l’industrie, le chauffage et la production d’électricité.
“L’exemple espagnol le montre, augmenter la part de renouvelable dans la production d’électricité permet de stabiliser et réduire structurellement le prix de l’énergie. Si Monsieur Bihet veut se montrer du côté de l’éolien, comme sa présence à cet évènement en atteste, il doit relancer dans les plus brefs délais les appels d’offre pour la zone éolienne Princesse Elizabeth 1, qu’il a lui même mis à l’arrêt, et la zone 2 qui en est encore au point mort” conclut Elodie Belleflamme.
Note
Lire ici le plan d’urgence de Greenpeace Belgique.


