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La société d’exploitation forestière Produits forestiers Résolu sort l’artillerie lourde pour obtenir la criminalisation de l’activisme. Résolu espère ainsi faire taire à tout jamais ses détracteurs, dont Greenpeace. Nous ne pouvons la laisser faire.  

Dans un nouveau rapport, « Clearcutting Free Speech », nous exposons les méthodes de cette société et les conséquences potentielles de ses actions pour notre organisation et pour d’autres.

Historique

En mai 2016, plusieurs bureaux de Greenpeace aux États-Unis et au Canada reçoivent une missive. Résolu nous poursuit en justice et nous réclame la coquette somme de 200 millions d’euros pour « racket », des pratiques illicites généralement associées à la criminalité organisée.

Parallèlement à cela, en 2013 déjà, Résolu a engagé des procédures à l’encontre de Greenpeace Canada et de quelques membres de son personnel, dans le cadre desquelles la société leur réclame 4,7 millions d’euros de dédommagement pour « diffamation ». D’autres organisations comme Rainforest Alliance sont également victimes de cette tactique juridique.

Qu’est-ce qui nous vaut ces poursuites ? Greenpeace a dénoncé les activités de Résolu dans les forêts canadiennes et l’accuse de « détruire des forêts ».

Pour plus d’informations

Un dangereux précédent

Au lieu d’opter pour une gestion durable des forêts, d’investir dans des forêts en bonne santé et de créer des emplois, Résolu essaie donc d’intimider ses détracteurs, comme Greenpeace, en leur réclamant des millions, menaçant ainsi notre liberté d’expression.

Si cette société remporte ce procès, cela créera un très dangereux précédent : d’autres grandes entreprises pourront alors utiliser la même tactique pour réduire au silence leurs opposants.

Greenpeace est un gardien indépendant de l’environnement qui doit pouvoir s’exprimer sans crainte. Nous défendons les intérêts publics, notre activité n’a rien de criminel. La voix de nos millions de sympathisants ne peut être étouffée parce qu’une société comme Résolu veut tranquillement abattre des forêts primaires.

La forêt boréale

Ces forêts font partie de la forêt boréale, un énorme domaine de 16 millions de km² qui s’étend du Canada à la Russie en passant par la Scandinavie. Elles forment une couronne verte qui ceint la Terre.

En outre, une quantité impressionnante de carbone, supérieure même à celle des forêts tropicales, est stockée dans cet écosystème unique fait de 750 milliards d’arbres. La forêt boréale joue donc un rôle crucial dans la protection de l’équilibre climatique mondial.

Malheureusement, chaque année, des dizaines de milliers de kilomètres carrés de ces forêts sont morcelés, dégradés ou détruits. Des arbres séculaires sont réduits en meubles bon marché, en gobelets en carton et en papier toilette.

La pression croissante exercée sur la forêt boréale a des incidences importantes sur la biodiversité, le climat et les droits des communautés autochtones, qui risquent de perdre leur lien vital avec la forêt.

Les grandes maisons d’édition sont concernées

D’après notre nouveau rapport, de grandes maisons d’édition internationales, notamment Penguin Random House, HarperCollins, Simon & Schuster et Hachette, achètent du papier à Résolu.

Nous demandons à ces maisons d’édition de recourir à des solutions plus durables pour s’approvisionner en bois et de demander à Résolu de mettre fin aux poursuites judiciaires engagées, car celles-ci visent clairement à faire taire la critique.

Un monde sans Greenpeace ?

Si Résolu remporte ses procès, cela ne signifiera pas seulement la disparition de Greenpeace, mais aussi une restriction de la liberté d’expression des organisations défendant les droits de l’homme et de l’environnement, des individus, des artistes, des journalistes et des éditeurs.

>> Demandez aux maisons d’édition d’aider à la fois les forêts boréales et Greenpeace

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