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Le gouvernement fédéral doit décider d’accorder ou pas une aide de l’état aux compagnies aériennes telles que Brussels Airlines. C’est pourquoi, depuis la semaine dernière, nous proposons aux citoyens d’envoyer un e-mail à nos décideurs politiques. Vous avez déjà répondu en masse : plus de 12 000 e-mails ont déjà été envoyés au cabinet du ministre Alexander De Croo. Le ministre a réagi avec une réponse très décevante. 

Aviation: la réponse décevante du ministre

Fin avril, nous avons envoyé nos recommandations concernant ce dossier aux politiciens concernés, dont le ministre compétent  Alexander De Croo, et à des parlementaires. Depuis la semaine dernière, nous invitons les citoyens à écrire à nos responsables politiques. Au début de cette semaine, des activistes de Greenpeace ont tagué notre message dans la rue, devant les cabinets du ministre Alexander De Croo et de la Première ministre Sophie Wilmès: “Climate & workers first” (Le climat et les employés d’abord).

Et depuis hier, le ministre compétent Alexander De Croo a commencé à réagir en envoyant une réponse très décevante aux citoyens. D’un côté, la réponse du ministre à des milliers de courriels montre que nos voix ont un impact. Donc, si  vous n’avez pas encore envoyé de mail, n’hésitez pas, faites chauffer le compteur !

D’un autre côté, la réponse du ministre De Croo fait preuve d’un manque choquant de vision pour l’avenir. En effet, dans sa réponse il ne mentionne pas une seule fois le mot « climat ». Ci-dessous la réponse complète du ministre:

Réponse du ministre De Croo.

Bien sûr, nous n’avons pas dit notre dernier mot : cela mérite une réaction ! Voici donc un peu d’inspiration pour réagir massivement à la réponse décevante du ministre. N’hésitez pas à lui écrire ou à lui répondre!

Cher Monsieur De Croo,

Merci d’avoir répondu à mon mail. 

Quelque chose a immédiatement retenu mon attention : le mot « climat » n’apparaît pas une seule fois dans votre réponse. Pourtant, nous sommes en plein milieu d’une crise climatique, qui devient déjà très tangible pour nous et pour nos agriculteurs en particulier.

Des acteurs importants tels que l’Agence internationale de l’énergie, la Commission européenne, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà souligné l’importance d’une reconstruction verte au sortir de la crise du coronavirus. Un retour à la normale et un soutien inconsidéré aux entreprises polluantes seraient, selon eux, catastrophiques pour lutter contre la crise climatique.

Un groupe de grands économistes internationaux a récemment ajouté que les investissements « verts » sont également judicieux sur le plan économique, car ils créent plus d’emplois, génèrent un rendement plus élevé à court terme et permettent de réaliser des économies plus importantes à long terme.

Vous faites principalement référence à l’importance économique de l’aéroport, et ce en adoptant aveuglément les chiffres de l’emploi de l’aéroport. Pourtant, des analyses de la Banque nationale, entre autres, remettent ces chiffres en question depuis un certain temps déjà. Bien sûr, je m’inquiète aussi de l’impact sur l’emploi. Mais j’attends de notre gouvernement qu’il fasse preuve de prévoyance : comment ce secteur et des entreprises comme Brussels Airlines peuvent-ils conserver une place dans l’économie du futur – une économie qui soutient la lutte contre la crise climatique ? Comment pouvons-nous protéger les salariés à court terme, mais aussi les réorienter en partie à moyen terme vers des secteurs plus durables ? Après tout, en relançant le secteur de l’aviation sans tenir compte des considérations climatiques, vous n’offrez pratiquement aucune sécurité aux employés.

Le gouvernement fédéral est confronté à un choix vital pour l’avenir dans ce domaine. Je compte sur vous pour faire preuve de plus de vision et de courage que ne le suggère la réponse à ma lettre.

Bien à vous,

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