Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes. Partout dans le monde, des mobilisations ont lieu pour rappeler que trop souvent encore, les droits des femmes sont bafoués dans de nombreux domaines. Sur le front de l’urgence climatique, les femmes ne sont pas en reste…

Les femmes sur le front de l’urgence climatique

1. Les femmes les plus vulnérables sont les premières victimes du changement climatique

Le changement climatique affecte tout le monde mais de manière différente. Ses effets varient selon les groupes sociaux, le genre, les pays, les régions et aggravent les inégalités préexistantes. Les populations les plus vulnérables et les plus fragilisées sont les plus touchées. Et parmi celles-ci, les femmes sont fortement impactées car la majorité des pauvres sont des femmes. En Belgique, ce sont par exemple les familles monoparentales qui sont le plus en risque de pauvreté, et dans 85% des cas, ce sont des femmes qui sont à leur tête.

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En cas d’évènements météorologiques extrêmes, les femmes sont plus nombreuses parmi les victimes : 70% des personnes décédées lors du tsunami en Asie étaient des femmes et des enfants, l’ouragan Katrina aux Etats-Unis en 2005 affecta surtout les afro-américaines. Pourquoi les femmes sont-elles plus souvent victimes ? Simplement parce que bon nombre d’entre elles ne savent pas nager, n’ont pas accès à un moyen de locomotion pour fuir un désastre ou encore, parce qu’elles ont cherché à sauver d’autres membres de leur famille.

2. Le changement climatique renforce la violence faite aux femmes

Plusieurs études récentes ont montré que le changement climatique renforce les violences déjà vécues par les femmes, que cela soit les viols, les mariages forcés, les violences physiques. La multiplication des sécheresses et des inondations causées par le changement climatique impacte fortement la vie des familles qui dépendent de l’agriculture, en amenant certaines à ne plus être capables de nourrir leurs familles. Ce fut le cas de la famille de Ntoya Sande qui fut mariée de force à 13 ans car ses parents venaient de perdre leur récolte en raison des inondations au Malawi. Le Malawi n’est pas le seul pays concerné, on constate une augmentation des mariages de jeunes filles en Ethiopie et au Soudan pendant les périodes de sécheresse extrême.

Les femmes sur le front de l’urgence climatique

Le risque de violences sexuelles augmente également en raison de la raréfaction de l’accès à l’eau. Dans les pays du Sud, ce sont la plupart du temps les petites filles et les femmes qui sont chargées d’aller chercher l’eau pour l’ensemble de la famille. Le fait que les sources se tarissent a pour effet immédiat d’augmenter les distances à parcourir, ce qui expose les filles à plus d’agressions sexuelles, surtout dans les régions dominées par des gangs armés. 

Des évènements météorologiques extrêmes qui dévastent des communautés peuvent mener à une augmentation de la violence conjugale comme ce fut le cas à Vanuatu où après le passage de deux cyclones tropicaux, les signalements pour violence domestique ont augmenté de 300%.

3. Les femmes sont à la pointe du combat contre le changement climatique

Les femmes sur le front de l’urgence climatique

Alors que l’urgence climatique s’accentue, que la perte de la biodiversité est de plus en plus criante, les filles et les femmes ne sont pas des victimes passives de cette crise, elles se mobilisent partout dans le monde, que ce soit dans leurs communautés ou dans les rues.

Les femmes sur le front de l’urgence climatique sont aussi sur le front du combat contre ce dernier. Pensez seulement au plus de 13 millions de jeunes dans près de 200 pays et territoires qui ont pris part à des grèves dans le cadre de 89 000 manifestations scolaires, inspirées par l’activisme de Greta Thunberg, Vanessa Nakate et d’autres jeunes activistes du climat dans le monde.

4. Il est temps que les femmes participent aux lieux de décision sur le climat

Les femmes sur le front de l’urgence climatique

Les femmes, malgré une augmentation légère de leur représentation politique dans le monde, sont encore insuffisamment représentées dans les instances de décision. 67% des rôles décisionnaires sur le climat sont occupés par des hommes. C’est ainsi que lors de la COP26 de Glasgow qui aura lieu en novembre cette année, sur les 200 chefs d’Etat qui seront présents, seules 22 femmes représenteront leur pays.

Les femmes et les filles doivent faire partie intégrante de la solution. C’est ainsi que 400 femmes ont signé une lettre ouverte à Boris Johnson en fin d’année 2020 pour demander une parité dans le comité de préparation de la COP26.

Aucune transition ne sera juste, si elle n’inclut pas la moitié de l’humanité.

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