Bruxelles, le 24 juin 2019 – Greenpeace a surpris cette après-midi les négociateurs du nouveau gouvernement régional de Bruxelles avec un cadeau original : un moteur à combustion interne transformé en pièce de musée. L’organisation environnementale demande de faire de Bruxelles une ville modèle qui opte résolument pour une mobilité sociale et respectueuse du climat, sans voitures à carburant fossile.

Les militants de Greenpeace ont livré la pièce de musée au Parlement bruxellois où commencent aujourd’hui les négociations en vue d’un nouvel accord de gouvernement à Bruxelles. Ils demandent une interdiction de circulation pour les voitures diesel à partir de 2025 et les voitures à essence à partir de 2030.

« Ce moteur à combustion interne présenté comme une pièce de musée symbolise que la mobilité automobile est dépassée et que l’ère  des voitures à essence et diesel fossiles est révolue. Notre capitale se trouve à un carrefour. Le nouvel accord de gouvernement doit faire de Bruxelles une ville qui, comme de plus en plus de villes, n’opte plus pour une mobilité adaptée à l’automobile, mais plutôt aux personnes et au climat. La nouvelle vague de chaleur peut rappeler aux négociateurs que le réchauffement climatique n’attend pas, et nécessite une politique ambitieuse lors de cette législature », déclare Elodie Mertz, experte Mobilité et Qualité de l’air chez Greenpeace.

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Le précédent gouvernement régional bruxellois a annoncé une interdiction des voitures diesel à partir de 2030 au plus tard. Il voulait ensuite étudier la possibilité d’étendre un peu plus tard cette interdiction pour les voitures à essence. [1] Greenpeace demande à la nouvelle équipe dirigeante d’être encore plus ambitieuse et de regarder au-delà des frontières. Une carte publiée par Greenpeace début juin montre que de plus en plus de villes et de pays s’engagent à accélérer le départ des voitures fossiles. [2] L’année dernière à Paris, par exemple, il a été décidé de ne plus autoriser les voitures diesel à partir de 2024. À partir de 2030, les voitures à essence et au CNG ne seront plus les bienvenues. [3]

Greenpeace invoque l’urgence climatique et l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé pour justifier la même ambition, mais demande des mesures sociales d’accompagnement.

« Nous n’avons pas d’autre choix que d’aller vite. Mais nous demandons aux négociateurs de ne pas perdre de vue la dimension sociale. Nous préconisons un fonds pour des investissements massifs dans les alternatives à la voiture, des subventions sociales ciblées pour l’achat de voitures ou de vélos électriques partagés et une compensation pour la restitution d’une plaque d’immatriculation. Les constructeurs automobiles doivent apporter une contribution substantielle à ce fonds, comme c’est le cas en Allemagne. [4] Après tout, ils sont les principaux responsables des problèmes de pollution de l’air et de réchauffement climatique« , conclut Elodie Mertz.

Notes :

[1] https://environnement.brussels/thematiques/mobilite/sortie-des-vehicules-diesel-et-essence

[2] https://www.greenpeace.org/belgium/fr/blog/5426/la-mobilite-pietine-en-belgique-il-est-temps-dy-remedier-non/

[3] https://www.paris.fr/planclimat

[4] https://www.dw.com/en/german-cities-get-more-funding-for-air-quality-but-retro-fitting-plan-still-to-come/a-46565361

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