De plus en plus de monde, à travers la planète, subit de plein fouet la multiplication des canicules, des tempêtes, des incendies ainsi que la montée des eaux. Ensemble, ces hommes et ces femmes refusent de rester les victimes des pollueurs.

Depuis des années, les lobbies et les géants des énergies fossiles mentent et profitent de l’aggravation de la crise climatique. C’est pour cette raison que des personnes ordinaires, de tous horizons, ont pris les devants. En soutenant notre pétition et le principe du pollueur- payeur, ils et elles demandent à ce que les gouvernements récupèrent ce que les géants du pétrole, tels que  ExxonMobil, Chevron, Shell, TotalEnergies, Equinor, Woodside, Energy Transfer, ENI, ou encore OMV, leur doivent.

Découvrez les différents témoignages et n’hésitez pas à revenir sur cette page au fur et à mesure que de nouvelles voix viendront grossir nos rangs.

En Inde, les gens travaillent sous un soleil de plomb, sans répit ni possibilité de se mettre à couvert, pendant que les magnats du pétrole, les responsables de cette crise, restent bien à l’abri au sommet de leurs tours climatisées. Ce n’est juste une question de chaleur, c’est une question d’injustice. Les ouvriers et ouvrières font entendre leur cri, d’une seule voix : trop c’est trop ! – Sandeep Verma, Inde

Plus d’une dizaine d’associations et de syndicats représentant des travailleurs et travailleuses en Inde, au Sri Lanka, au Bangladesh et au Népal ont signé la pétition « faire payer les pollueurs ». Sandeep représente l’Organisation des jeunes pour le développement démocratique et l’aide à l’action (Youth Organisation for Democratic Development and Help in Action, YODDHA).

À l’heure où nous rédigeons ces lignes, les entreprises du secteur ne sont pas tenues de financer les opérations de secours ni d’indemniser les travailleur·euses pour leurs pertes de revenus. La pétition vise à changer cette situation.

Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse de Greenpeace Asie du Sud : des associations de travailleur·euses demandent aux pollueurs de compenser leur perte de revenus, à l’heure où une canicule meurtrière frappe l’Asie du Sud.

Mon amie Rosa a été emportée par une inondation, et je n’ai pas pu la sauver. Cette nuit-là, 200 personnes ont perdu la vie. Pendant ce temps, les entreprises pétrolières continuent d’engranger des millions alors qu’elles sont responsables de la crise. – Ben Van Bunderen Robberechts, Belgique 

L’Europe ne dispose pas des infrastructures suffisantes pour faire face aux inondations, et Rosa, l’amie de Ben, l’a payé de sa vie. Peu après sa mort, en 2021, alors qu’il n’avait que 14 ans, Ben s’est engagé et a lancé la campagne « Justice climatique pour Rosa ».

Les gouvernements doivent agir dès maintenant et mettre fin à la dépendance aux énergies fossiles, en faisant en sorte que ce soit les pollueurs eux-mêmes qui financent les mesures d’adaptation et de relance de l’économie dont nous avons besoin.

Pour nous, c’est une question de survie. Les populations les plus vulnérables, qui n’ont pas participé à la crise climatique, en subissent déjà les conséquences les plus terribles. – Vishal Prasad, Îles Fiji

Des côtes qui disparaissent, des pays entiers menacés, des migrations forcées, des cultures qui meurent ; l’argent ne pourra jamais remplacer ce qui disparaît. Mais lorsque survient une catastrophe, il faut bien quelqu’un pour payer les factures. Nous demandons à ce que les responsables, les pollueurs, payent pour les dommages qu’ils ont causés.

Vishal est membre de l’association « Pacific Island Students Fighting Climate Change », qui milite pour que l’avis consultatif de la Cour de justice internationale rendu l’année dernière sur le changement climatique et les droits humains ait un impact concret sur la vie quotidienne, au-delà des dispositions juridiques.

Pour mieux comprendre l’engagement de Vishal, découvrez l’article en anglais de Greenpeace International :  A Journey of Resilience: Taking the climate fight to the International Court of Justice (Une histoire de résilience : porter la lutte climatique devant la Cour internationale de justice).

Je lutte contre les incendies depuis plus de 50 ans et j’ai pu constater de mes propres yeux à quel point le réchauffement climatique aggrave les feux en Australie et partout dans le monde… Il est temps que les entreprises, qui brassent des millions grâce au gaz, au charbon et au pétrole, commencent à payer pour les dégâts qu’elles causent. – Greg Mullins, Australie

En Australie, les feux de brousse de « l’été noir» 2019-2020 ont dévasté des régions entières et poussé les services d’urgence dans leurs retranchements. Greg était alors commissaire du services des pompiers et des secours de Nouvelle-Galles du Sud.

Je suis pompier forestier volontaire. Mon expérience du dérèglement climatique est très forte… nous sommes sur le front de la lutte contre les feux de forêt au sein de notre communauté, et nous aidons les autres à établir des groupes comme le nôtre. L’État ne nous paye pas, nous ne faisons pas partie de l’armée, nous sommes bénévoles. – Daniel Gutierrez Govino, Brésil

Daniel Gutierrez Govino est l’un des fondateurs des pompiers d’Alter do Chão. Ce groupe de secouristes, en Amazonie brésilienne, soutient la pétition internationale pour exiger des entreprises climaticides qu’elles payent enfin pour les dommages que leurs activités entraînent. 

Découvrez le témoignage complet de Daniel, en anglais, sur le site de Greenpeace International :  We risk our lives facing Amazon wildfires. What will politicians risk to make the polluters behind them pay (Nous risquons nos vies pour lutter contre les feux en Amazonie. Que sont prêt·es à risquer nos responsables politiques pour faire payer les pollueurs ?)

Notre victoire devant les tribunaux a montré que même les femmes âgées pouvaient être une force sur laquelle compter ! J’ai signé la pétition « Ils détruisent, nous payons » pour faire savoir que je n’étais pas d’accord avec la façon dont les gouvernements épargnent les pollueurs. Notre planète n’existe pas pour rendre quelques vieux hommes plus riches encore. Il n’y a pas de médicaments pour lutter contre les hautes températures. Une stratégie climatique pour le secteur du soin à la personne est absolument nécessaire. – Pia Hollenstein, Suisse

Pia fait partie de l’association KlimaSeniorinnen qui a remporté une affaire de justice climatique historique devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Les membres de l’organisation, des femmes dont la plupart ont environ 70 ans, estiment que leur âge et leur genre les a rendues particulièrement vulnérables aux canicules dues au réchauffement climatique. La Cour considère que les efforts déployés par la Suisse pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions étaient insuffisants.

Partout dans le monde, de nombreuses actions en justice visent à faire payer les entreprises climaticides à la hauteur des dégâts qu’elles ont causé. Depuis plusieurs décennies, le principe du « pollueur-payeur » est devenu un outil permettant de demander des comptes à l’industrie. Nous devons désormais l’appliquer à la pollution climatique.

Le forage pétrole détruit non seulement la planète, mais aussi les peuples comme le mien, nous qui vivons à proximité des sites d’exploitation des énergies fossiles. Si nous ne faisons rien, nous serons contraint·es de quitter nos terres ancestrales, sans compensation. Nous exigeons que les multinationales telles que Shell cessent de forer, se tournent vers les énergies renouvelables et commencent à payer pour les dégâts qu’elles ont causés. – Nonhle Mbuthuma Forslund, Afrique du Sud

Nonhle défend le droit des populations à s’opposer à des projets de développement destructeurs sur leurs terres ancestrales. Elle a remporté le Prix Goldman pour l’environnement et a signé la pétition pour exiger des compensations financières des pollueurs. 

En 2023, elle a participé à une action en mer contre l’une des plateformes de Shell alors que celle-ci se dirigeait vers un important gisement de pétrole et gaz. Pour en apprendre plus sur les motivations de Nonhle, consultez l’article de Greenpeace International (en anglais) People power stopped Shell in South Africa (La mobilisation populaire a mis un terme aux ambitions de Shell en Afrique du Sud).

Chez moi, les gens subissent déjà des déplacements forcés, loin de leurs foyers. J’ai choisi d’être sur le terrain, en aidant à combattre les incendies et les vagues de chaleur. L’industrie des combustibles fossiles devrait être celle qui en paye le prix. – Boyan Mitov, Bulgarie

Boyan fait partie des secouristes qui interviennent aux côtés des pompiers en cas d’incendie. Ces volontaires travaillent également pour Greenpeace Bulgarie et organisent des sessions d’entraînement pour d’autres bénévoles.

Pour aller plus loin au sujet des secouristes et des pompiers ayant signé la pétition, rendez-vous sur le site de Greenpeace International :  We risk our lives facing Amazon wildfires. What will politicians risk to make the polluters behind them pay (Nous risquons nos vies pour lutter contre les feux en Amazonie).

Ici, dans le barangay (district) de Tumana, à Marikina, dans les Philippines, nous avons subi de graves inondations lors du typhon Ondoy (Ketsana) en 2009, puis à nouveau avec Ulysses (Vamco) en 2020 et encore avec Carina (Gaemi) en 2024. L’intervalle qui séparait ce genre d’événements est passé de plus ou moins dix ans à quatre seulement. L’impact de ces catastrophes est considérable, et souligne d’autant plus l’urgence d’agir contre le dérèglement climatique.
Si je pouvais rencontrer les propriétaires et PDG des entreprises du secteur des énergies fossiles, je leur dirais que la science a maintes fois prouvé que leurs activités contribuaient majoritairement au réchauffement de la planète. Les entreprises doivent payer : c’est injuste, tout simplement.
– Jimmy Ceguerra, Philippines

Jimmy a survécu aux typhons et représente les siens au sein de son Barangay, dans lequel il a également occupé la fonction de conseiller.

Le Parlement philippin examine actuellement un projet de loi sur la responsabilité climatique (CLIMA), le premier du genre dans les pays du Sud, qui pourrait permettre de tenir les pollueurs pour responsables des dommages climatiques subis par le pays.

Les Philippines sont extrêmement vulnérables aux catastrophes liées au climat. Les phénomènes météorologiques extrêmes ont causé d’importantes pertes humaines ainsi que des dégâts considérables aux habitations et aux populations.

Pour en savoir plus sur le projet de loi « Climate Accountability » (CLIMA), lisez l’article : de Manila à Los Angeles : Greenpeace fait adopter le principe du pollueur-payeur dans la loi (from Manila to LA: How Greenpeace is turning Make Polluters Pay into law).

Nous subissons des typhons de plus en plus violents et de plus en plus fréquents. Ce qui n’était auparavant que des phénomènes météorologiques extrêmes et surtout occasionnels devient la norme. En 2021, le super typhon Odette (Rai) a dévasté nos foyers, nos écoles, nos moyens de subsistance, les nôtres. Tout a été balayé du jour au lendemain. De quel avenir hériteront nos enfants si les entreprises qui détruisent l’environnement ferment les yeux sur leur responsabilité dans le réchauffement du climat ? Cette pétition est un appel au monde entier : soutenez-nous et demandez des comptes aux responsables. – Anna Lyn Dialde, Philippines

Anna est membre du conseil d’administration du gouvernement provincial des îles Dinagat, aux Philippines. Il s’agit de l’une des régions les plus touchées par Odette (Rai), en décembre 2021. Le typhon a affecté 34 000 familles, détruit 14 500 maisons ainsi que 8000 bâteaux de pêche et abattu 1,4 millions de cocotiers.  

Anna collabore avec Greenpeace Asie du Sud-Est et d’autres organisations afin d’agir pour faire installer des panneaux solaires dans sa région.

C’est tellement injuste. Je vis près de la rivière, là où les inondations n’étaient pas aussi communes auparavant. Mais avec le temps, les catastrophes se sont aggravées. Les choses ont beaucoup changé. Les tempêtes font rage même aux moments de l’année où on ne s’y attend pas.  C’est consternant de voir que les entreprises du secteur des énergies fossiles brassent des millions alors que nous subissons les conséquences du réchauffement climatique dans l’indifférence. J’ai signé la pétition « Pollueur-payeur ». Nous avons une meilleure chance de mettre cette industrie qui détruit l’environnement face à ses responsabilités grâce à l’action collective. – Nicole Doctor, Philippines

Originaire de San Mateo, dans la province de Rizal, aux Philippines, Nicole est la présidente de l’association environnementale de jeunes « Buklod Kabataan » (en français : « Jeunesse unie »).

J’ai grandi en Californie du Sud et j’ai vu ma ville natale partir en fumée. En tant que mère, j’ai peur pour l’avenir de mes enfants face à la multiplication des catastrophes climatiques. En tant qu’ancienne maire, je sais que les villes ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour parer aux dégâts causés par l’industrie des énergies fossiles. C’est pour cette raison que je soutiens une législation « Make Polluters Pay » (Que les pollueurs paient) : nous n’avons tout simplement pas les moyens de payer la facture. – Heidi Harmon, USA

Originaire de la Californie, la propre famille d’Heidi a subi de plein fouet les feux de 2025 à Altadena, et la maison de sa tante Dale a été réduite en endres. Heidi travaille aujourd’hui pour Greenpeace USA.

Aux États-Unis, les lois relatives aux « superfonds climatique » et les litiges qui en découlent concernent les mesures prises par les États pour tenir les entreprises du secteur des énergies fossiles financièrement responsables des dommages causés par le dérèglement climatique. Ces mesures visent à faire supporter les coûts aux entreprises qui ont contribué aux émissions de gaz à effet de serre. Ces initiatives constituent une telle menace pour l’industrie que l’administration Trump tente par tous les moyens d’y riposter. 

J’ai perdu un ami dans une avalanche. C’est ce qui m’a poussée à devenir formatrice : pour aider à protéger les autres. J’enseigne les gestes à effectuer en cas d’avalanche et la vitesse à laquelle le réchauffement climatique augmente les aléas autour des stations de ski m’inquiète beaucoup. Ce sont les jeunes qui s’aventurent hors-piste qui sont le plus à risque. Je leur apprends quoi faire au cours des 15 premières minutes critiques pour sauver la vie de leurs proches. – Severina Miteva, Bulgarie

Originaire de Bulgarie, Severina forme aux interventions d’urgence après une avalanche. Le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), estime que les « changements observés concernant les avalanches dans les régions montagneuses s’aggraveront à l’avenir ». 

« Nous manquons de fonds pour les sauvetages en montagne, en Bulgarie. Les équipes mettent leur propre sécurité en jeu et doivent parfois marcher pendant 10 heures en transportant une personne blessée en sûreté. La pression va augmenter avec l’aggravation du réchauffement climatique. Et qui doit payer la facture ? Pour moi, ce sont les entreprises qui ont tout fait pour retarder la transition toutes ces années. » 

Nous, les femmes du Bangladesh, payons le prix de la cupidité des entreprises, des rives polluées de la Buriganga au ciel de Dacca. Il est temps que les pollueurs s’acquittent de la facture les dégâts causés à nos rivières, à notre air, à nos enfants. Mon parcours, de simple ouvrière d’usine à militante aux côtés des travailleuses du textile, m’a appris que la justice impliquait de faire rendre des comptes aux responsables. Sans cela, un Bangladesh plus vert et plus sûr ne verra jamais le jour. La justice climatique, c’est faire payer les pollueurs – non pas seulement en paroles, mais par des réparations concrètes. Tout autre chose serait une trahison. – Kalpona Akter, Bangladesh 

Kalpona a fondé le Centre du Bangladesh pour la solidarité ouvrière (Bangladesh Center for Workers Solidarity).

Ce ne sont là que quelques exemples de personnes qui font pression sur les gouvernements pour que ce soient les pollueurs – et non les citoyen·nes – qui paient pour la crise climatique. Si nous sommes suffisamment à signer la pétition, nous pourrons rassembler les populations touchées par la crise climatique, les personnes engagées, les secouristes, les responsables politiques, les organisations humanitaires, les économistes et les associations militantes, de sorte qu’il devienne impossible pour les gouvernements de l’ignorer !

Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour exiger que des mesures soient prises. Signez et partagez dès maintenant notre pétition afin que nous puissions travailler ensemble et faire de cet objectif une réalité !

Cet article, traduit et modifié par nos soins, a été posté à l’origine sur le site de Greenpeace International.

Merci de faire partie de notre communauté ❤️
Demandez aux gouvernements du monde entier de tenir les entreprises du pétrole, du gaz et du charbon responsables des dégâts qu’elles causent et de leur faire payer leur juste part.
Je signe la pétition