Kinshasa, 21 mars 2026 – À l’occasion de la Journée internationale des forêts, célébrée cette année sous le thème « Forêts et économie », Greenpeace Afrique appelle à des actions urgentes pour protéger les forêts du Bassin du Congo et garantir les droits des peuples autochtones et des communautés locales (IPLC) en République Démocratique du Congo.
Pour marquer cette journée, Greenpeace Afrique a organisé une série d’ activités d’engagement public en RDC, notamment des panels de discussion, des expositions et des initiatives de mobilisation des jeunes. Cette mobilisation a permis de sensibiliser aux menaces qui pèsent sur les forêts et la biodiversité, tout en réunissant jeunes, acteurs de la société civile, institutions publiques, journalistes et scientifiques autour d’un objectif commun. Elle a également ouvert un dialogue sur la gouvernance forestière, la sécurisation des droits fonciers et la promotion de solutions durables portées par les communautés locales et les peuples autochtones.
“Le thème de cette année, « Forêts et économie », met en évidence un paradoxe : bien que les forêts soient indispensables à la prospérité des économies, les modèles actuels de développement et de gouvernance favorisent l’exploitation illégale, la déforestation et la marginalisation des communautés. l est urgent d’agir pour concilier croissance économique, respect des engagements nationaux et internationaux en matière de préservation de la biodiversité et protection des forêts et des droits des communautés.”, a déclaré Bonaventure Bondo, Chargé de la Campagne forêt chez Greenpeace Afrique
La Journée internationale des forêts, au-delà de la simple célébration, constitue une opportunité pour Greenpeace Afrique d’appeler les gouvernements à mettre en œuvre des mécanismes solides afin de préserver les forêts et garantir les droits des communautés dont la survie en dépend. Greenpeace appelle notamment à :
- Reconnaître et sécuriser les droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales dans les réformes en cours dans la région
- Instaurer un moratoire sur les nouveaux projets pétroliers, gaziers,miniers et les agro industries dans les Zones à Haute Valeur Écologiques
- Garantir un accès direct et équitable des communautés aux financements et autres bénéfices liés aux actions de lutte contre les changements climatiques et de préservation de la biodiversité
- Promouvoir les solutions portées par les communautés, telles que l’agroécologie et les économies locales durables développées dans les forêts communautaires.
« Les peuples autochtones, les communautés locales et tout particulièrement les femmes agricultrices prouvent chaque jour que des modèles économiques respectueux de nos forêts existent. Il est temps que notre gouvernement arrête de subventionner la destruction et commence à investir dans les alternatives locales , tout en plaçant les communautés autochtones au cœur de la gouvernance forestière. » Conclut Bonaventure
Greenpeace Afrique appelle ainsi les autorités à traduire ces solutions en politiques concrètes et à réorienter les investissements publics vers des modèles durables portés par les communautés. L’organisation invite également les citoyens, les jeunes et la société civile à se mobiliser pour défendre les forêts du Bassin du Congo et soutenir ces alternatives locales.
CONTACT PRESSE :
Bonaventure Bondo, Charge de la campagne forêt, Greenpeace Afrique, [email protected], +243 826 571 679
Luchelle Feukeng Tabo, Chargée de la Communication et du storytelling, Greenpeace Afrique [email protected]/+237656463545

