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La Belgique et la protection des océans : une histoire particulière, pleine de contradictions. Car, comment peut-on se proclamer être un défenseur des océans, ou un blue leader, tout en encourageant l’exploitation minière des grands fonds marins ? La Belgique ne pourrait-elle pas être cohérente et promouvoir la protection des océans dans leur totalité ? 

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La Belgique se proclame “blue leader”

La Belgique a pris l’engagement ambitieux de protéger les océans. Elle a créé un groupe de pays, appelés blue leaders, qui appellent à agir pour sauver les océans. Concrètement, ils se sont engagés à strictement protéger au moins 30 % des océans d’ici 2030 (on parle de l’objectif « 30×30 ») et à aboutir à un nouveau traité fort pour les océans au niveau des Nations unies. 

La Belgique, grande protectrice des océans… Vraiment ?

C’est une bonne nouvelle. En juillet dernier d’ailleurs, nous n’avions pas hésité à féliciter sur ce point le ministre De Backer, alors chargé de la mer du Nord. Nous lui avions par la même occasion remis une pétition signée par plus de 3 millions de citoyens dans le monde appelant à la protection des océans.

Océans : tout va bien alors ? 

Non. Nous n’avions pas hésité à l’époque à interroger le ministre sur les raisons qui motivent la Belgique à protéger les océans tout en soutenant l’exploitation minière des grands fonds marins. Car… protéger les océans, cela ne signifie-t-il pas aussi protéger les fonds marins?  

Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts et nous voilà en présence d’un nouveau ministre, Vincent Van Quickenborne, qui adopte une position tout aussi ambiguë que celle de son prédécesseur : oui à la protection des océans… tout en parrainant l’exploitation minière en haute mer. Cette position est d’autant plus inacceptable que lui-même confirme qu’il y a un problème avec les océans. 

Sous l’océan, la nature est trop peu protégée

La Belgique, grande protectrice des océans… Vraiment ?

En effet, dans une vidéo (disponible en néerlandais uniquement), il déclare que dans les eaux internationales, la nature sous eau est trop peu protégée. Pourquoi dès lors notre pays reste-t-il impliqué dans l’exploitation minière en eau profonde ? Notre pays parraine Global Sea Mineral Resources (GSR), une filiale du groupe DEME, qui a obtenu un contrat pour l’exploration minière des grands fonds marins dans une partie de l’océan Pacifique appelée la Zone Clarion-Clipperton. Ce contrat couvre une superficie d’environ 2,5 fois la Belgique qui abrite un écosystème fragile et unique pour lequel les connaissances scientifiques sont encore limitées. Les recherches déjà effectuées montrent toutefois qu’il y aura des dommages graves et irréparables. 

Valerie Del Re, directrice de Greenpeace Belgique, n’a d’ailleurs pas hésité, dans une vidéo relayée sur twitter, à faire un clin d’œil à cette ambiguïté qui trop souvent caractérise notre petit pays. Elle y déclare : “Au lieu d’aggraver la destruction causée par de nouvelles activités néfastes comme l’exploitation minière en eau profonde, il faut aller vers un niveau de protection beaucoup plus élevé pour les océans.”

Tout comme nous, vous pensez que les océans doivent être beaucoup mieux protégés ? Dans les eaux nationales et internationales ? En surface et sous l’océan ? 

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