Envie d’en faire plus?
J'agis ×

Pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de la limite cruciale de 1,5°C, nous devrons à terme nous passer complètement des énergies fossiles. Cependant, le secteur pétrolier, avec sa puissante armée de lobbyistes, tente de repousser toujours plus loin la fin de l’ère fossile. Dans notre pays aussi, le secteur joue de son influence auprès de nos décideurs politiques. Greenpeace a investigué et cartographié les relations entre l’État belge et l’industrie des énergies fossiles. 

Soutenez notre travail d’investigation !

Nous avons introduit des demandes officielles d’accès à l’information auprès de différents ministres aux niveaux régional et fédéral. Il s’agit d’un droit constitutionnel dont dispose chaque citoyen.ne. Il nous permet de pointer les liens que l’industrie fossile entretient avec nos leaders politiques et les orientations que ces lobbyistes tentent d’imposer.

Certains ministres ont répondu positivement à nos demandes et nous ont fourni les documents nécessaires comme la loi l’exige. Mais la grande majorité d’entre eux, nous ont tout simplement ignorés. Les entraves à notre travail d’investigation n’ont pas manqué : certains dossiers semblent avoir disparu, on a tenté toutes sortes de stratagèmes pour nous faire perdre du temps, on a voulu nous interdire de publier les documents que nous avions reçus ou on a qualifié nos demandes de déraisonnables, etc. 

Nous avons finalement décidé de mettre en ligne toute la correspondance avec les ministres et tous les documents que nous avons reçus.

Des fichiers disparus 

Les ministres fédéraux De Croo, Marghem et Bellot n’ont même pas pris la peine de répondre à notre demande. Nous avons donc introduit un recours auprès de la Commission fédérale de Recours pour l’accès aux informations environnementales, pour les obliger à se conformer à la loi. Mais lorsque la Commission a rendu sa décision, un nouveau gouvernement fédéral avait entre-temps pris fonction… et les anciens ministres avaient emporté avec eux tous les dossiers. Les fichiers ont donc disparu !

Pression de l’industrie

En essayant de comprendre pourquoi nos demandes étaient bloquées et pourquoi nous n’étions pas autorisés à partager les informations reçues, nous avons découvert qu’il y avait eu des contacts récents entre les ministres et les industriels concernés.

Parmi ceux-ci, le cas d’Essenscia, la fédération de l’industrie chimique, qui a cherché des arguments juridiques pour rejeter nos demandes en les qualifiant de déraisonnables. Essenscia a notamment demandé aux ministres de vérifier les dossiers avant de les remettre à Greenpeace. 

Ils voulaient s’assurer du contrôle ministériel sur les documents.

Au Conseil d’Etat

Malgré tous ces obstacles, nous n’abandonnons pas. Si nous voulons nous attaquer efficacement à la crise climatique, nous devons mieux comprendre l’impact du puissant lobby pétrolier. Nous irons au Conseil d’État pour défendre notre droit constitutionnel d’accès à l’information, c’est la seule option qui nous reste. 

Ensemble, nous pouvons gagner !

La procédure est longue : il peut s’écouler un à deux ans avant que le Conseil d’État ne se prononce sur nos dossiers. De plus, c’est une procédure coûteuse. Nous devons engager des avocats et nous devons payer pour chaque cas que nous soumettons au Conseil. Nous avons donc décidé de défendre des cas spécifiques, afin de créer des précédents juridiques qui nous permettront également de gagner les autres cas.

Nous agissons ainsi pour un avenir plus sain, pour un climat vivable sur une planète plus verte.

Se passer des combustibles fossiles, c’est possible sans toucher à notre qualité de vie ! Mais le monde politique doit faire le choix des solutions durables, sans fléchir sous la pression des plus grands pollueurs de la planète

Vous voulez nous aider dans ce combat ?

Soutenez notre travail d’investigation ! Je partage sur Facebook Je partage sur Twitter Je partage sur Whatsapp
Facebook Facebook Instagram Instagram Twitter Twitter YouTube YouTube Pinterest Pinterest