Alors que la presse annonce la reprise des négociations entre le gouvernement fédéral et la très sceptique ENGIE sur la prolongation des réacteurs nucléaires Doel 4 et Tihange 3, une priorité de l’Arizona semble être d’offrir une énergie nucléaire bon marché à des entreprises à forte consommation d’énergie.
Elodie Belleflamme, chargée de campagne de transition énergétique chez Greenpeace Belgique réagit :
“Dans un contexte de coupes dans les dépenses publiques, le premier ministre aime à se présenter en gestionnaire qui remettrait notre pays à flot. Pourtant, notre gouvernement semble prêt à toutes les dépenses pour d’un côté offrir des cadeaux aux entreprises les plus polluantes, et de l’autre maintenir coûte que coûte ses rêves nucléaires. Les citoyens seront les victimes directes de ce paradoxe.
Les partisans du nucléaire ont souvent crié au dogmatisme face à ceux qui les critiquaient. C’est pourtant bien de dogmatisme dont ce gouvernement pro-nucléaire fait preuve, en étant prêt à tous les sacrifices budgétaires. L’Arizona s’acharne à suivre une route extrêmement risquée financièrement, au détriment direct du développement du renouvelable, en particulier de l’éolien offshore, aujourd’hui à l’arrêt.
“On assiste ainsi à une mutualisation croissante de l’ensemble des coûts liés au nucléaire, l’État se montrant prêt à assumer non seulement les risques économiques, mais également le risque d’assurance, les coûts de la gestion des déchets et qui sait, même du démantèlement des centrales pour pouvoir prolonger davantage les réacteurs.”


