Mesures à court terme
- Plans de lutte contre la chaleur pour les écoles et les hôpitaux : plans d’action obligatoires lorsque les salles de classe ou les établissements de santé se transforment en « fours », y compris le droit à l’enseignement à distance si la sécurité est compromise.
- Financement d’urgence pour rendre plus rapidement résistants à la chaleur les écoles, les hôpitaux, les centres de soins et les logements sociaux.
- Espaces publics climatisés : les pouvoirs publics doivent aménager les bibliothèques, les centres municipaux et autres bâtiments publics en lieux d’accueil climatisés, accessibles à tous et en particulier aux groupes vulnérables.
- Températures maximales de travail : instaurer des limites légales pour le travail en intérieur et en extérieur (en concertation avec les syndicats), y compris des pauses obligatoires et rémunérées, des zones ombragées et le droit au télétravail en cas d’alerte orange ou rouge.
- Ancrer dans la loi le droit de cesser le travail en cas de chaleur extrême sans perte de salaire.
- Eau potable gratuite sur demande possible dans tous les lieux de restauration.
- Ouverture des parcs et lieux publics en soirée et nuit pour permettre à la population de se rafraîchir.
Mesures à moyen terme
- Végétaliser les villes et îlots de chaleur pour rafraîchir la ville.
- Cartographie les îlots de chaleur en collaboration avec les habitants : impliquer activement les citoyens dans le recensement des « îlots de chaleur » de leur propre quartier, afin que l’aide publique soit acheminée là où les besoins sont les plus pressants (car les vagues de chaleur touchent beaucoup plus durement les personnes en situation de précarité).
- Diminuer notre dépendance aux énergies fossiles (en incitant à la mobilité douce et facilitant ses usages, en incitant à la rénovation des bâtiments, et accélérer l’électrification et les énergies renouvelables dans notre mix énergétique).
- Faire payer les entreprises du secteur des énergies fossiles responsables de la crise climatique et qui enrichissent de la crise énergétique, afin d’alimenter un fonds de transition.
- Adopter une stratégie nationale de restauration de la nature avant le 1er septembre tel qu’imposé par l’UE et y mettre les moyens financiers.
- Stopper l’artificialisation des sols.
- Interdire l’importation de bois issus de la déforestation et mettre en œuvre la directive européenne contre la déforestation.
Mesures à long terme
- Sortir des énergies fossiles
- Passer à un modèle agro-écologique et d’agriculture paysanne. Sortir du modèle agro-industriel.
- Réduire nos émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone au plus vite.
- Restaurer nos espaces naturels pour assurer une résilience optimale de la nature face aux dérèglements climatiques et aux évènements climatiques extrêmes.


