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Aide d’urgence - Planète en feu

J'agis

À Madrid, le sommet sur le climat de la COP 25 se termine de manière très décevante. Une fois de plus, les voix progressistes, pourtant de plus en plus nombreuses, ont été balayées par la puissante machine du lobbying de l’industrie fossile qui considère qu’un accord climatique ambitieux est une menace pour son profit. Les politiciens se sont perdus  dans des querelles sans fin au sujet de l’article 6 qui réglemente le marché du carbone, et n’ont fait preuve d’aucun engagement pour réduire leurs émissions.

Pour l’organisation environnementale Greenpeace, ce sommet sur le climat n’est rien d’autre qu’une attaque contre l’âme de l’Accord de Paris. Il ne tient aucun compte de toutes ces personnes dans le monde qui souffrent depuis longtemps des effets de la crise climatique et qui appellent à une action rapide. La cupidité cynique de l’industrie fossile a plongé la lutte contre le changement climatique dans une crise profonde. La politique impitoyable du président américain Trump et de son homologue brésilien Bolsonaro s’est transformée en un blocus pur et simple des négociations sur le climat à Madrid.

« Les gouvernements doivent reconsidérer complètement la manière dont ils mènent les négociations sur le climat, car le résultat de cette COP est totalement inacceptable« , a déclaré Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace International. «Nous avions besoin d’une décision qui soit une réponse adéquate à l’appel des jeunes, ce que le milieu scientifique considère comme une priorité et qui reconnaît l’urgence climatique. Au lieu de cela, grâce à une présidence chilienne faible, les bloqueurs climatiques tels que le Brésil et l’Arabie saoudite ont pu négocier des transactions de CO2 sans être dérangés et les scientifiques et la société civile ont été aplatis. »

Espoir à l’horizon

L’engagement de l’UE en faveur de la neutralité climatique a été l’un des rares points d’espoir dans la sombre atmosphère de Madrid. Avec des pays comme la Chine, l’Inde et les pays progressistes du sud du monde, l’UE peut donner un nouveau souffle à l’accord de Paris l’année prochaine.

Bien qu’à la dernière minute la Belgique ait officiellement adhéré à la Déclaration du Costa Rica, qui garantit le respect de l’Accord de Paris et de grandes ambitions au niveau mondial, elle reste avec les élèves les plus faibles de la classe. Notre pays doit travailler de manière urgente et cohérente pour élever son ambition.

Alors que les gouvernements wallon et bruxellois adoptent une attitude plus positive, le gouvernement flamand refuse obstinément de montrer toute ambition climatique. «2020 se présente comme une année cruciale pour l’action climatique internationale. L’UE doit jouer un rôle clé. Si la Flandre continue sur sa voie, bloquant ainsi la détermination de l’UE et de la Belgique, il y a un risque qu’elle assume une grande part de responsabilité pour les effets du réchauffement climatique sur les générations futures », conclut Juliette Boulet  de Greenpeace Belgique.

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