Des secouristes fouillent les décombres d’un immeuble après une frappe aérienne israélienne sur un quartier résidentiel de Beyrouth, alors que l’ampleur du désastre et le nombre de victimes ne cessent de croître.

Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) condamne fermement l’invasion en cours du Liban par les forces israéliennes et appelle à une cessation immédiate et inconditionnelle des hostilités par toutes les parties afin d’éviter de nouvelles pertes humaines et une catastrophe environnementale et humanitaire irréversible. 

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en novembre 2024, les rapports indiquent qu’Israël a unilatéralement enfreint ses termes plus de 15 000 fois. Ces infractions ont été commises par le biais d’attaques aériennes et terrestres, compromettant ainsi le cadre diplomatique destiné à protéger la population civile. Le coût humanitaire de cette intensification de la violence est stupéfiant : les rapports officiels font état d’environ un million d’individus déplacés, de plus de 900 morts, dont une centaine d’enfants, et de plus de 2 200 personnes blessées à ce jour. Le déplacement forcé à grande échelle de plus d’un million de personnes, accompagné d’ordres illégaux d’évacuation massive qui ne garantissent pas une protection adéquate des personnes civiles, constitue une atteinte au droit humanitaire international.

Greenpeace MENA est également très préoccupée par les déclarations des autorités israéliennes menaçant le Liban de destruction comparable à celle de la bande de Gaza. Des modes opératoires similaires émergent déjà, notamment des frappes sur des installations et du personnel médical, le ciblage d’infrastructures universitaires et civiles, la mise en péril de sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO et la destruction généralisée de l’environnement. L’utilisation documentée de phosphore blanc dans des secteurs civils du Liban du Sud contrevient aux conventions internationales interdisant l’utilisation sans discernement d’armes incendiaires dans des zones peuplées.

Greenpeace MENA souligne que les déplacements forcés de cette ampleur et la menace explicite de destruction généralisée outrepassent le cadre de la stratégie militaire et pourraient constituer des crimes de guerre, mettant en péril le tissu même de la société libanaise.

Alors que les attaques dévastatrices et les armes interdites continuent de détruire des quartiers résidentiels, la communauté internationale doit intervenir pour exiger la protection de la population civile, un cessez-le-feu et le retrait total des forces israéliennes du Liban.