VANCOUVER – Aujourd’hui, Greenpeace a achevé son expédition après un mois d’exploration des monts sous-marins et des sources hydrothermales de l’Arctique. L’effort, lancé le 8 mai 2026, a rassemblé des chercheur·ses et des scientifiques de renom pour explorer les écosystèmes des grands fonds marins à des profondeurs allant jusqu’à 3 000 mètres. Marquant une première dans l’histoire de Greenpeace, l’expédition a révélé des environnements jusqu’alors inexplorés par l’humain. Le voyage a été retransmis en direct gratuitement dans le monde entier. Ces « divestreams » ont été visionnés par plus de 450 000 personnes sur YouTube, TikTok et Instagram.
L’expédition étant maintenant terminée, les scientifiques se consacreront à l’analyse des images haute résolution et des échantillons collectés, car plusieurs nouvelles espèces pourraient avoir été découvertes. Forte des résultats de l’expédition qui viennent étayer sa campagne mondiale de longue date sur les océans, Greenpeace fait pression en faveur de politiques, de législations et d’initiatives communautaires ambitieuses pour favoriser l’établissement d’aires marines protégées à travers le monde.
L’expédition Deep Arctic intervient à un moment charnière pour le Canada. En tant que pays doté du plus long littoral du monde, bordant les océans Arctique, Pacifique et Atlantique, il suscite un vif intérêt de la communauté internationale quant au rôle qu’il entend jouer dans la protection des océans. Greenpeace fait campagne pour un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes et la protection d’au moins 30 % des océans d’ici 2030, tout en exhortant le Canada à ratifier le traité mondial sur les océans. Pendant ce temps, la minière canadienne The Metals Company (TMC) collabore avec l’administration Trump pour contourner les règles internationales afin de commencer à exploiter unilatéralement les grands fonds marins. L’exploitation minière en eaux profondes a été qualifiée de menace par plus de 70 grandes entreprises et institutions financières, près de 1 000 scientifiques marins, ainsi que des communautés autochtones et des organisations de la société civile, qui estiment qu’elle présente des risques pour l’environnement et qu’elle n’est pas économiquement viable.
Sien Van den broeke, chargée de campagne Nature et Biodiversité chez Greenpeace Canada, a déclaré :
« Nous sommes à un moment décisif pour la protection des océans. Alors que nous assistons à l’exploration en temps réel des grands fonds marins, nous avons une occasion exceptionnelle de protéger ces écosystèmes fragiles contre l’extraction à grande échelle. L’exploitation minière en eaux profondes est socialement inacceptable, économiquement injustifiable et risque de causer des dommages irréversibles à la vie océanique. Le Canada doit agir rapidement pour mettre en œuvre le traité mondial sur les océans et soutenir un moratoire mondial sur cette industrie. »
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CONTEXTE
En juillet 2025, Greenpeace Canada a organisé une manifestation devant le siège de TMC à Vancouver pour faire passer un message clair : « L’océan n’est pas à vendre ». Au début de 2026, Greenpeace a publié Faire main basse sur la haute mer, un rapport détaillant les efforts déployés par TMC pour contourner les lois internationales afin d’ouvrir les grands fonds marins à l’exploitation commerciale. Puis, en avril dernier, Greenpeace Canada a joint sa voix à celle de 40 organisations canadiennes en écrivant une lettre au premier ministre Carney pour exhorter le gouvernement à prendre des mesures décisives concernant l’exploitation minière unilatérale en eaux profondes afin de protéger les populations, les terres et les océans. Cette lettre rappelait l’obligation légale du Canada, en tant que signataire de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), de veiller à ce qu’aucune entité canadienne n’exploite unilatéralement les grands fonds marins en dehors du cadre de l’AIFM.
Peu après, en mai, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’agence d’observation océanique et atmosphérique des États-Unis, a déterminé que la demande d’exploitation minière de TMC était tout à fait conforme. Alors que la procédure d’autorisation continue de suivre son cours, il est urgent d’agir pour protéger les océans.
Notes aux éditeur·rices :
Des photos, des vidéos et des cartes sont disponibles dans la médiathèque de Greenpeace.
Le rapport Faire main basse sur la haute mer : l’imbroglio juridique de The Metals Company de Greenpeace Canada est disponible ici.
Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Sarah Micho, conseillère aux communications, Greenpeace Canada [email protected], +1 647 428 0603


