Luxembourg, le 21 mai 2026 – Hier, à 22h30 heure luxembourgeoise, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à une écrasante majorité une résolution historique, présentée par le Vanuatu et douze autres pays, qui fera progresser la mise en œuvre de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur les changements climatiques et la responsabilité des États.
La résolution a été adoptée avec 141 voix pour, 8 contre et 28 abstentions. Le Luxembourg a voté en faveur du texte et a officiellement marqué son soutien en devenant co-parrain de la résolution dans les derniers jours précédant le vote. Le texte réaffirme formellement les conclusions de la CIJ et appelle les gouvernements à aligner leurs politiques sur leurs obligations juridiques de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, notamment en réduisant drastiquement, rapidement et durablement leurs émissions, en réglementant les entreprises du secteur des énergies fossiles et en protégeant le droit à un environnement sain.
Pour Altynaï Bidaubayle, chargée de campagne pour Greenpeace Luxembourg : « La plus haute juridiction du monde a clairement établi que l’action climatique était une obligation juridique incontestable. Les communautés du Pacifique se sont battues pour ce résultat car elles subissent déjà les conséquences de la crise climatique. Cette décision est essentielle à la protection des droits humains des générations actuelles et futures, pour qu’elles puissent vivre dans la dignité et perpétuer leurs cultures. Approuvé par la grande majorité des gouvernements, il est temps que prenne fin l’ère où les entreprises d’énergies fossiles engrangent des milliards tandis que les populations subissent les conséquences du changement climatique. »
Raymond Klein, de l’ONG de coopération au développement ASTM souligne que « l’adoption de la résolution clarifie la portée de l’avis consultatif, notamment en matière de justice climatique. L’avis affirme clairement que les États ont des obligations dans le cadre de la coopération internationale contre le changement climatique et ses effets. Il renforce également les principes d’équité et de ‘Responsabilités communes mais différenciées’ pour orienter les politiques climatiques internationales ».
En juillet 2025, la CIJ a publié un avis consultatif établissant que les États ont l’obligation juridique, en vertu du droit international, de prendre des mesures urgentes et équitables pour protéger le système climatique. [1] La résolution de l’Assemblée générale de l’ONU devrait renforcer le poids politique et juridique de cet avis dans les négociations internationales, l’élaboration des politiques nationales et les litiges climatiques, tout en accentuant la pression sur les gouvernements pour qu’ils mettent en cohérence leurs actions avec leur obligation de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. [2]
Notes aux rédactions :
[1] Greenpeace Luxembourg Media statement : Une victoire historique pour la justice climatique
[2] A Just Transition Away from Fossil Fuels: Greenpeace Policy Briefing


