Pour ceux qui en doutaient encore, le secteur des combustibles fossiles n’a plus la cote. En effet, au début du mois, la Conférence épiscopale de Belgique a participé au plus important désinvestissement collectif jamais réalisé, et hier, BNP Paribas, huitième banque mondiale, a annoncé qu’elle cessait de financer une série de sources d’énergie très polluantes.

BNP Paribas n’investit plus dans le gaz de schiste ni les sables bitumineux

Bonne nouvelle en provenance de Paris : BNP Paribas vient d’annoncer qu’elle cessait de financer les sables bitumineux, le gaz de schiste, ainsi que le pétrole et le gaz de l’Arctique. C’est un grand pas en avant pour le climat, mais aussi pour les peuples autochtones des États-Unis et du Canada qui luttent depuis des années contre les oléoducs destinés au transport du pétrole issu des sables bitumineux, comme l’oléoduc Keystone XL, qui perturbent leur mode de vie et détruisent leur environnement.

Cette décision répond aux exigences de la campagne Banqueroute lancée plus tôt cette année par la Coalition Climat, dont Greenpeace fait partie, qui appelle les quatre grandes banques belges à ne plus investir dans les combustibles fossiles. BNP Paribas rejoint ainsi KBC et Belfius qui ne financent plus depuis un certain temps les énergies fossiles non conventionnelles, ce qui fait d’ING la seule grande banque en Belgique à financer encore ce type d’activités.

L’Église belge, elle aussi, préfère les énergies renouvelables aux énergies fossiles

Au début du mois, la Conférence épiscopale de Belgique a également annoncé qu’elle retirerait ses investissements des combustibles fossiles pour les réinvestir dans les énergies renouvelables. Elle a ainsi agi conjointement avec 40 institutions catholiques à travers le monde, le jour de la Saint-François, sous l’impulsion du « pape vert ».

Ces victoires récentes sont une preuve de plus de la prise de conscience, jusqu’au sein des cercles financiers, de la nécessité d’aller vers un monde sans combustibles fossiles. Si nous voulons respecter l’accord climatique de Paris, 80 % des réserves fossiles connues doivent rester enfouies. Ceci rend les nouveaux investissements complètement inutiles, et même financièrement risqués. Avec votre aide, nous espérons convaincre les banques de se rallier à cette vision, sous la pression populaire. Merci !

Quel rôle pour la Banque nationale ?

Pour maintenir la pression, le 30 octobre prochain nous organisons, en collaboration avec la Coalition Climat, un débat  sur le rôle de la Banque nationale. Contrairement à la Banque nationale des Pays-Bas ou la Banque d’Angleterre, la Banque nationale de Belgique n’a pas encore procédé à l’étude des risques financiers liés au changement climatique.

Ce débat qui se tiendra au Parlement fédéral est ouvert à tous ceux qui souhaitent en savoir plus à ce sujet. Plus d’informations ici.