L’Assemblée générale des Nations Unies a voté aujourd’hui, à une écrasante majorité, l’adoption d’une résolution historique présentée par le Vanuatu et 12 autres pays, qui fera progresser la mise en œuvre de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur le changement climatique et la responsabilité des États.

La résolution a été adoptée par 141 voix pour, 8 contre et 28 abstentions. Ce résultat réaffirme officiellement les conclusions de la Cour et appelle les gouvernements à aligner leurs politiques sur leurs obligations juridiques visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, notamment en procédant à des réductions profondes, rapides et durables des émissions, en réglementant les entreprises du secteur des combustibles fossiles et en protégeant le droit à un environnement sain. La résolution demande également au Secrétaire général des Nations unies de présenter en 2027 un rapport sur les moyens de faire progresser le respect de toutes les obligations découlant des conclusions de la Cour, garantissant ainsi que la pression et la surveillance exercées sur les gouvernements seront maintenues afin qu’ils s’acquittent de leurs obligations légales. [1]

Shiva Gounden, responsable pour le Pacifique chez Greenpeace Australie-Pacifique, a déclaré : « Les communautés du Pacifique se sont battues pour en arriver là, car nous subissons déjà les conséquences de la crise climatique, et nous continuerons à nous battre jusqu’à ce qu’il y ait une sortie rapide, équitable et financée des combustibles fossiles. Ce résultat vise à garantir la réalisation des droits humains des générations actuelles et futures, afin qu’elles puissent mener une vie digne et s’appuyer fièrement sur l’héritage vertueux du passé. »

COP21: Arc de Triomphe Sun Action in Paris. © Greenpeace
Lors de la COP21 à Paris, des activistes de Greenpeace ont dessiné le soleil autour de l’Arc de Triomphe.
© Greenpeace

En juillet 2025, la CIJ a rendu un avis consultatif soulignant que les États ont, en vertu du droit international, l’obligation légale de prendre des mesures urgentes et équitables pour protéger l’environnement, notamment par la réduction des émissions, la coopération internationale, la mise en cause de la responsabilité des entreprises polluantes et la prévention des dommages climatiques. [2]

La résolution de l’Assemblée générale des Nations unies devrait renforcer le poids politique et juridique de l’avis consultatif dans le cadre des négociations internationales, de l’élaboration des politiques nationales et des litiges climatiques, tout en augmentant la pression sur les gouvernements pour qu’ils alignent leurs actions sur leur obligation de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.

« La plus haute juridiction du monde a clairement établi que l’action climatique est une obligation juridique irréfutable, et le résultat d’aujourd’hui montre que les gouvernements sont de plus en plus déterminés à prendre des mesures pour refléter cette réalité », a commenté Nadia Cornejo, porte-parole de Greenpeace Belgique. « L’époque où les entreprises du secteur des énergies fossiles engrangent des milliards tandis que les communautés sont confrontées à des catastrophes climatiques et à la hausse du coût de la vie doit prendre fin », conclut-elle.

Contact

Service de presse Greenpeace : 0496 26 31 91 – [email protected]

Notes

[1] Communiqué de presse de Greenpeace : La plus haute juridiction internationale accorde des protections historiques aux communautés touchées par le changement climatique
[2] Une transition juste vers l’abandon des énergies fossiles : note d’orientation de Greenpeace