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Le moins que l’on puisse dire, c’est que les 100 premiers jours de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil ne sont pas passés inaperçus. L’environnement se porte de plus en plus mal. L’Amazonie est mise à mal et ce travail de sape porte fortement préjudice aux peuples autochtones. Ce n’est pas tout, il donne pour ainsi dire la “voie libre” aux pesticides…

1. Un ministère de l’Environnement considérablement affaibli

Bolsonaro bazarde l’Amazonie… et tout le reste !

La volonté première du nouveau président était de supprimer le ministère de l’Environnement. Face aux nombreuses critiques, il a finalement renoncé à ce projet. Il n’empêche, il a rapidement adopté une série de mesures et de décrets qui ont eu pour effet de considérablement affaiblir cette institution. Il a en outre nommé à sa tête un avocat d’affaires, Ricardo Salles qui par le passé a déjà déclaré que le changement climatique est un problème « secondaire ».

Selon Marcio Astrini, coordinateur politique de Greenpeace Brésil, cette nomination augmentera la déforestation en Amazonie et compromettra la lutte contre la criminalité environnementale.

2. Des territoires autochtones ouverts à l’exploitation

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Depuis son arrivée au pouvoir, le président Bolsonaro a privé la Fondation nationale de l’Indien (FUNAI) de sa responsabilité de délimiter les territoires indigènes, la transférant au ministère de l’Agriculture. Autrement dit, ce processus de délimitation est aujourd’hui entre les mains de ceux qui sont avides d’ouvrir ces terres à l’exploitation agricole.

Cette initiative est extrêmement néfaste pour l’Amazonie, qui abrite la plupart des territoires indigènes. Ces derniers représentent 13 % du territoire brésilien et constituent un rempart contre la destruction de la forêt : seulement 2 % de la déforestation de la forêt tropicale a lieu à l’intérieur des territoires autochtones. Pour combien de temps encore ?

Lisez l’appel des peuples indigènes du monde entier à protéger la nature pour en savoir plus.

3. Forêt amazonienne aux mains d’entreprises étrangères

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Laisser l’Amazonie intacte n’est clairement pas une option pour Bolsonaro. La preuve : il se plaît à répéter, dans les réunions internationales, que son pays va encore davantage ouvrir ses forêts à l’exploitation. Il a d’ailleurs proposé un partenariat avec son homologue américain. Cela serait dévastateur mais aussi illégal : les zones protégées et les terres indigènes appartiennent à l’Etat et ne peuvent donc pas tomber aux mains d’une poignée d’entreprises étrangères.

4. Autorisation en masse de pesticides dangereux

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Enfin, en à peine trois mois, Bolsonaro a jugé bon d’autoriser l’utilisation de 121 nouveaux pesticides.

La majeure partie de ces pesticides sont utilisées pour les cultures de maïs ou de soja, qui servent ensuite à nourrir le bétail, au Brésil mais aussi dans le monde entier, et notamment en Europe (37 % du soja importé dans l’UE vient du Brésil). Ainsi, même si certains de ces pesticides sont interdits en Europe car trop dangereux, ils pourraient bien se retrouver directement ou indirectement dans nos assiettes.

La politique de sape environnementale de Jair Bolsonaro sert les intérêts des industriels qui l’ont fait élire, au détriment de la santé de la population brésilienne, des droits des peuples autochtones et de la préservation de la biodiversité. Alors que la déforestation est repartie à la hausse au Brésil, l’ouverture des territoires autochtones et des forêts aux industriels ne présage rien de bon non plus pour le changement climatique. C’est aussi le climat mondial qui est en deuil.

Cette problématique vous interpelle et vous souhaitez agir sur le terrain pour venir en aide à l’environnement ?

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