Des activistes de Greenpeace Belgique viennent de déployer une large bannière “Real Heroes Ride Bikes #CleanAirNow” sur la route de la 2e étape du Tour de France cet après-midi, en pleine rue de la Loi. L’association invite les politiques à créer des villes plus agréables pour ses usagers comme pour ses habitants.

“Face à l’urgence climatique, nous avons besoin de villes tournées vers le futur qui font de la mobilité active et partagée leur priorité. De nombreux citoyens montrent quotidiennement l’exemple à suivre à nos politiques”, souligne Elodie Mertz, experte Qualité de l’Air et Mobilité chez Greenpeace Belgique.

“Les villes doivent redevenir à échelle humaine et non être taillées pour des voitures qui monopolisent l’espace public et qui sont polluantes de surcroît. Les voitures alimentées aux énergies fossiles polluent l’air que nous et nos enfants respirons, affectent notre santé [1] et compromettent la lutte contre le changement climatique.”

“Le vélo est encore souvent perçu comme une activité sportive qui n’a pas sa place en ville. Si la petite reine est associée à des exploits sportifs comme ceux du Tour de France, c’est surtout un mode de transport quotidien qui peut permettre aux villes de devenir plus durables et de répondre au défi du changement climatique… À condition d’y mettre les moyens. Des pays comme le Danemark et les Pays-Bas sont la preuve que la Belgique a encore une grande marge d’amélioration”, ajoute Elodie Mertz.

De la nécessité d’un pacte national de mobilité

Dans le cadre des négociations politiques pour de nouveaux gouvernements, Greenpeace Belgique a eu des contacts avec les partis et leur a rappelé la nécessité de sortir rapidement des voitures thermiques et l’importance tout aussi grande d’investir dans des alternatives valables à l’automobile. “Le vélo est une solution mobilité incontournable et complémentaire des transports en commun. C’est que nous rappelons dans l’appel pour un pacte national de mobilité que nous avons lancé avant les élections avec TreinTramBus, Inter-Environnement Wallonie et Bond Beter Leefmilieu”, précise Elodie Mertz.

Ouvert à l’ensemble de la société civile, aux entreprises comme aux citoyens, cet appel demande une meilleure intégration des transports en commun, notamment du train qui doit devenir la colonne vertébrale de la mobilité de demain. Il réclame aussi un renforcement des structures pédestres et cyclables au sein des villes et communes. Des dizaines d’associations issues d’horizons divers de la société civile ont déjà marqué leur soutien à cet appel. [2]

Contacts:
Elodie Mertz, experte Qualité de l’Air et Mobilité chez Greenpeace Belgique, 0496/26.31.91
Sur place: Benoît Calvi, 0495/21.10.85

Notes:
[1] Sur l’impact des voitures à moteur à combustion sur notre santé, lisez notamment ce rapport.

[2] Parmi ces signataires, se trouvent notamment Test-Achats, l’Université de Mons, les Cyclistes Quotidiens (GRACQ), le Mouvement ouvrier chrétien, la Ligue des familles, Unizo,…
L’appel est ouvert aux associations et entreprises qui souhaitent le signer. Les citoyens peuvent aussi faire pression en signant la pétition réclamant sa mise en place. La page web pour signer l’appel ou la pétition est celle-ci:
https://www.greenpeace.org/belgium/fr/agir/clean-air-now/en-route-vers-de-meilleurs-transports-publics-en-belgique/