Le Groupe d’experts des Nations Unies sur le climat publie aujourd’hui un rapport spécial sur les impacts du changement climatique sur nos océans. Sa conclusion: nos océans et nos régions polaires ne se portent pas bien. Les efforts pour les protéger doivent s’accélérer et s’intensifier.

Fondé sur près de 7 000 articles rédigés par plus d’une centaine d’éminents climatologues, le rapport du GIEC est l’évaluation la plus complète à ce jour de l’impact du climat sur nos océans et sur la cryosphère (les zones gelées de la Terre).

« Les effets des émissions humaines de CO sur nos océans sont beaucoup plus importants et vont beaucoup plus vite que prévu. Cela exige une action politique sans précédent pour prévenir des conséquences dramatiques pour notre planète », déclare Taehyun Park, conseiller en politique climatique à Greenpeace Asie de l’Est et présent lors des discussions à Monaco.

Le rapport du GIEC met en lumière certains changements potentiellement irréversibles et certaines menaces croissantes pour les océans et la cryosphère en constante rétraction. Il présente également des solutions pour les décideurs politiques afin d’atténuer les pires effets du réchauffement et d’accroître la résilience à ce changement.

Traité ambitieux sur les océans

Au cours des derniers jours, lors du sommet des Nations Unies sur le climat qui s’est tenu à New York, de nombreux dirigeants du monde entier ont exprimé leurs préoccupations au sujet du climat. Les millions de manifestants du monde entier qui sont descendus dans la rue pour réclamer des changements radicaux veulent maintenant que ces paroles soient suivies d’actes.

Nos gouvernements belges, eux aussi, doivent de toute urgence relever le niveau d’ambition de leur politique climatique.

« La Belgique s’est déjà engagée à protéger au moins 30% de nos océans d’ici 2030 et à conclure un nouveau et solide traité sur les océans en 2020. Mais ce rapport du GIEC est aussi un signal d’alarme pour notre pays qui doit se fixer des objectifs plus ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les décisions que prendront nos dirigeants politiques dans les années à venir seront cruciales pour l’avenir des océans et de l’humanité », conclut An Lambrechts, qui suit la campagne Océans pour Greenpeace Belgique.

Quelques conclusions clés du rapport du GIEC :

  • Le niveau de la mer peut monter jusqu’à 1 mètre si le réchauffement planétaire dépasse 3 degrés Celsius. C’est là que la politique actuelle se dirige dans le monde entier. Cela pourrait conduire à l’évacuation de millions de personnes vivant dans les zones côtières.

  • Avec l’élévation du niveau de la mer et l’acidification des océans, la vie sous l’eau et les écosystèmes des océans seront confrontés à des défis majeurs. Même si nous parvenons à limiter le réchauffement climatique à 1,5°, 90% du corail disparaîtra.

  • On s’attend à un dégel généralisé du permafrost (sol dont la température s’est maintenue sous 0°C pendant plus de deux ans). Le permafrost arctique et subarctique contient de 1.460 à 1.600 gigatonnes de carbone organique, soit presque deux fois plus de carbone que dans l’atmosphère.

  • D’ici la fin du siècle, il pourrait y avoir 50 fois plus de vagues de chaleur en mer qu’à la fin du XIXe siècle.

Notes

Un point de presse détaillé avec une analyse du rapport du GIEC peut être consulté ici.

Des photos pertinentes des océans peuvent être trouvées ici.

Contact

Service de presse de Greenpeace : Thomas Leroy et Sarah Jacobs – bpress@greenpeace.org – +32 496 26 31 31 91