A peine sortie d’une vague de chaleur historique dont elle décompte encore les victimes, la Belgique est confrontée à un nouvel épisode caniculaire. “Une fatalité ? Non, une crise annoncée et accélérée par des décennies d’inaction” déplore Greenpeace Belgique, qui exhorte les gouvernements de notre pays à enfin sortir du déni pour affronter la réalité d’un climat qui se dérègle et qui frappe d’abord les plus précaires.
“C’est fou mais en 2026, 36 ans après le premier rapport du GIEC, il semble encore utile de rappeler à nos responsables politiques que ces événements météorologiques extrêmes, ne sont ni des accidents, ni des coups du sort” , affirme Nadia Cornejo, porte-parole de Greenpeace Belgique. “Ils sont le résultat direct d’un climat déréglé par l’acharnement à continuer de brûler des énergies fossiles malgré des décennies d’alertes scientifiques.”
“Aussi bien en matière de lutte pour limiter le réchauffement climatique, qu’en matière d’adaptation à celui-ci, les solutions sont pourtant connues depuis longtemps. Mais elles ne sont pas appliquées chez nous”, se désole Nadia Cornejo. “Sous prétexte de compétitivité, nos responsables politiques sapent les politiques climatiques”.
Entre végétalisation des villes, restauration de la nature, sortie des énergies fossiles et actions urgentes dédiées à la protection des citoyen·nes lors des vagues de chaleur, Greenpeace détaille ses recommandations dans une liste de mesures à prendre à court, moyen et long terme.
Déjà condamnée pour son inaction climatique, la Belgique a, comme tous les pays, une obligation d’agir et de contraindre les grandes entreprises à réduire leurs émissions.
“À la place d’une réponse collective, nos gouvernements bricolent à court terme et renvoient lâchement sans cesse les citoyen·nes vers leur responsabilité individuelle”, poursuit Nadia Cornejo. “Pendant la dernière canicule, ils se sont cantonnés à annuler certains événements et à rappeler par sms qu’il fallait boire de l’eau et éviter les activités physiques. Cette réponse est à des années lumières des décisions politiques qui s’imposent.”
“Le dérèglement climatique n’en est aujourd’hui qu’à ses balbutiements. Nous devons nous y adapter. Et tout faire pour éviter qu’il s’aggrave. Aussi bien dans la protection de leur population à court terme qu’en matière de lutte contre la crise climatique à moyen et long terme, nos gouvernements doivent prendre d’urgence leurs responsabilités. Chaque renoncement fait des victimes. L’inaction n’est plus une erreur : c’est une faute politique grave dont nos responsables devront rendre des comptes”, conclut Nadia Cornejo.


