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40 ans, c’est assez ! Non à l’extension de la durée de vie de Cattenom.

En 2026, le réacteur n°1 de Cattenom aura 40 ans, la date limite d’utilisation pour laquelle il a été pensé.

Pour la sécurité de toutes et tous, nous demandons au gouvernement luxembourgeois de s’opposer fermement à la prolongation de sa durée de vie.

Date de naissance*

Cattenom : une centrale nucléaire vieillissante

Lorsqu’il a été conçu, le réacteur n°1 de Cattenom ne devait fonctionner que pendant 40 ans.  EDF, pourtant, compte bien prolonger sa durée de vie. En 2024 a débuté un long processus de consultation publique qui a ouvert le débat au sujet de ce possible sursis et des travaux nécessaires à la mise aux normes.

Mais même si EDF propose des travaux pour améliorer le niveau de sûreté du réacteur, il ne pourra jamais atteindre celui des réacteurs nucléaires modernes de 3e génération.

Fissures, anomalies, déchets, le réacteur n°1 de Cattenom ne répond pas aux exigences françaises et internationales appliquées à l’heure actuelle et les conséquences d’un accident seraient considérables, mettant en péril la population, l’environnement et le Luxembourg tout entier.

Au vu des défauts, des incertitudes et des risques, le réacteur n°1 de Cattenom ne doit pas recevoir l’autorisation de fonctionner au-delà de la quatrième visite décennale, comme cela était prévu à sa mise en service il y a 40 ans.

40 ans, à la retraite !

Des travaux insuffisants au regard des normes nationales et internationales

Lors de la conception des réacteurs de 1 300 MW au début des années 1970, les exigences de sûreté étaient nettement moins strictes qu’aujourd’hui. Les enseignements tirés des accidents de Three Mile Island (1979), de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), ainsi que des attentats du 11 septembre 2001, ne pouvaient pas être pris en compte dans leur conception initiale. La centrale de Cattenom présente donc des lacunes au regard des exigences de sûreté actuelles.

Une étude d’Oda Becker, physicienne allemande, datant d’octobre 2026 et commandée par Greenpeace, montre que Cattenom 1 ne peut être aligné sur les exigences de sûreté modernes et qu’il ne peut donc être, en l’état, exploité pour une décennie supplémentaire. 

Le réacteur n°1 de Cattenom présente, comme toutes les centrales françaises équipées de réacteurs de 1300 MWe, de graves déficits en matière de sûreté au regard des exigences françaises et internationales appliquées à l’heure actuelle. Sur le plan pratique, une modernisation de ces centrales ne suffira pas à remédier à ces manquements, dont les conséquences sur la sûreté sont considérables. 

Nous devons nous mobiliser pour empêcher cette prolongation, qui est un non-sens écologique : trop cher, trop dangereux, trop lent à mettre en place et surtout, en empêchant une remise en question de notre consommation d’énergie. Une vieille centrale qui fonctionnerait encore dix, vingt ou trente ans mettrait en danger notre pays tout entier. Contrairement à ce que prétendent ses adeptes, le nucléaire est vulnérable au réchauffement du climat. L’unité n°1 de Cattenom a par exemple, comme de nombreux autres réacteurs, dû être mis à l’arrêt le 31 juillet 2026 en raison de la baisse du débit de la Moselle. 

Nous demandons l’arrêt prévu du réacteur n°1 de Cattenom.

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